Tellier, Charles
Biographie
Né le 4 brumaire an VI (25 octobre 1797 ; le 25 octobre 1797 in Archives de Paris VK3 28, in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens qui ont mérité la croix, liste qui est corrigée à la main) (mais le 6 brumaire an VI in Archives nationales F/1dIII/34 ; mais bien le 4 brumaire an VI in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Douai (Nord). Ancien militaire, entré au service au 19e de ligne le 27 mars 1813, affecté en 1815 au 6e régiment d’infanterie de la garde royale, congédié à Saint-Denis le 8 décembre 1821, il s’établit serrurier en bâtiments. Il eut la cuisse fracassée par une balle, le 29 juillet vers 13 heures. Il fut soigné à l’hôpital Beaujon du 4 août au 16 août 1830 . Il délivra le certificat suivant en faveur du docteur Siry, Jean-Baptiste et qui donne des indications sur les circonstances de sa blessure et les soins qu’il reçut : « Blessé le 29 juillet, je demandai le secours d’un médecin, qui, craignant un danger qu’il jugea trop pressant, ne crut pas devoir se rendre à mon invitation. Sur son refus, on alla de suite chercher M. le docteur Siry, qui accourut avec le plus grand empressement. Pendant qu’il s’occupait du soin d’extraire la balle qui m’avait frappé, le feu se prolongea longtemps encore dans la rue que j’habite. Durant plusieurs jours, M. Siry m’a continué les soins les plus assidus et malgré mes vives instances n’a jamais voulu recevoir aucun prix de ses peines. » Il fut soigné à l’hôpital Beaujon, où la reine, à l’occasion de sa visite dans cet hôpital, lui adressa quelques mots et lui promit « sa royale protection ». Marié, il reçut un secours de cinquante francs et un autre de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel (mais aucun secours in Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 7 secours aux combattants) et un secours de quarante francs le 8 août, un secours de quarante francs le 18 août, un secours de vingt francs le 19 août, un secours de cinquante francs le 9 septembre, un secours de cinquante francs, pour solde, le 21 septembre (et au total deux cents francs) jusqu’au 12 octobre puis un secours de quatre-vingts francs à partir du 12 octobre 1830, un secours de cent trente francs en novembre, un secours de soixante francs en janvier 1831, un secours de soixante francs en février, un secours de soixante francs en mars, un secours de soixante francs en avril, un secours de soixante francs en mai, un secours de quarante-deux francs en juin 1831 auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, et un secours de deux cents francs de la part de la Commission de secours (à une date indéterminée). Il resta en incapacité de travail jusqu’au 30 septembre. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) 1er arrondissement. La nature de ses blessures était ainsi décrite, le 28 décembre 1830, par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « A été atteint dans les journées de Juillet d’une blessure par arme à feu à la cuisse gauche de sa partie inférieure et externe vers sa partie postérieure, en contournant le fémur, blessure cicatrisée mais avec difficultés et douleurs dans les mouvements du membre. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé, à titre de blessé de cette 3e classe, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs sur les fonds de la souscription nationale. Il prêta son serment de décoré de Juillet, le 16 mai 1831 à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il reçut sa croix le 23 juin 1831, et son brevet le 12 août de la même année. En 1831, à l’occasion du premier anniversaire des journées de Juillet, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement. Il reçut, comme décoré de Juillet, une somme de vingt-cinq francs, en 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1834, sans emploi depuis quatre ans, il sollicita d’être compris dans les listes de décorés devant recevoir des gratifications, à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet, ce qui lui fut refusé, étant pensionné. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Depuis quatre ans hors d’état de travailler par suite de la blessure qu’il a reçue en juillet. Sa femme fait des ménages pour subvenir à leurs besoins communs et à ceux d’un enfant issu de leur mariage. Ce sont des gens honnêtes et tranquilles. » Le préfet de la Seine, quant à lui, expliquait : « […] Combattant de Juillet, jouit en cette qualité d’une pension annuelle et viagère de quatre cents francs ; de plus il touche une rentre perpétuelle de soixante-quinze francs provenant des fonds de la souscription nationale. Le sieur Tellier ne paraît pas être dans une position qui lui donne des droits particuliers à la bienveillance du gouvernement. C’est l’anniversaire des fêtes de Juillet qui l’a probablement engagé, ainsi que cela a lieu pour beaucoup d’autres blessés ou décorés, à vous adresser une demande de secours. » Il reçut, comme décoré de Juillet, une gratification de cinq francs et trente centimes, en juillet 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. En 1840, il fut choisi par le maire du (ancien) Ier arrondissement pour faire partie, pour cet arrondissement, de la délégation de décorés, tous vêtus de noir, qui allaient être admis à suivre le char funèbre, le 28 juillet, à l’occasion de la cérémonie de translation des cendres des victimes de Juillet sous la colonne de la Bastille. Ces décorés étaient au nombre de trois par arrondissement et devaient, par leur conduite, « mériter le plus cette marque de distinction ». Il apparaît sur les listes de la mairie comme lithographe depuis 1837. Il reçut un secours en 1850, un secours de soixante-quinze francs en 1851 et en 1852, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 19, rue de Ponthieu en septembre 1830 ; 11, rue de Ponthieu en 1831 (mais bien 19, rue de Ponthieu en 1830 ou 1831 deux fois in Archives de Paris VK3 28, in Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 1, liasse 3, liasse 4 et liasse 7, in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens qui ont mérité la croix, liste qui est corrigée à la main, in Archives de Paris VK3 28, in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et surtout in Archives nationales F/1dIII/77 dans une lettre qu’il signe, en 1830 in Archives de Paris VD6 92 et idem Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés pensionnaires, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 liste supplémentaire des décorés de Juillet ; aussi 19, rue de Ponthieu in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives de Paris VK3 53 ; 19, rue de Ponthieu dans le certificat qu’il signe in Archives de Paris VD6 91 et in Archives de Paris VD6 91, liasse n° 5 en 1833 et aussi in Archives de Paris VK3 27 dans le registre qu’il signe, aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; 19, rue de Ponthieu in Archives de Paris VK3 26 et in Archives de Paris VK3 18 et in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe ; 25, rue de Ponthieu en 1831 in Archives de Paris VI1 1) ; 23, rue de Ponthieu en 1834 ; 238, rue Saint-Honoré en 1837-1840 ; 179, rue Saint-Honoré en 1849-1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ier arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 94 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 91 in dossier Siry, Jean-Baptiste, idem liasse n° 5, état nominatif des décorés de Juillet qui ont reçu l’indemnité de vingt-cinq francs accordée par décision de M. le préfet de police, contenue dans sa lettre du 26 juillet [1833] ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, idem liste des blessés pensionnaires, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, idem Etat des sommes payées depuis le 1er septembre jusqu’au 31 octobre 1831 aux blessés de Juillet, idem Etat des secours accordés pour les mois de septembre et octobre 1831 aux blessés, veuves, orphelins, ascendants sur le fonds de 3 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 31 août 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois d’août aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 5 000 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 29 juin 1831, idem Bordereau des sommes payées à titre de secours pendant le mois de juillet aux veuves, aux blessés et aux orphelins de Juillet domiciliés sur le (ancien) Ier arrondissement sur le fond de 4 500 francs mis à la disposition de M. le maire du (ancien) Ier arrondissement le 11 juin 1831, idem décompte des paiements faits par la mairie depuis le 1er août 1830 jusqu’au 30 août 1831 aux blessés de Juillet, pensionnés par la Commission des récompenses nationales, idem Etat nominatif des paiements faits à la mairie du (ancien) Ier arrondissement aux ascendants, veuves, blessés, orphelins, sous-lieutenants depuis le 1er juin jusqu’au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2, liasse 1, (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés qui ont été classés, liasse 3, état des sommes données aux blessés (non soldés), liasse 4, hôpital Beaujon, état des blessés reçus depuis le 27 juillet dernier jusqu’au 16 août 1830 ([ancien] Ier arrondissement, idem liasse 7 liste des secours aux blessés ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VI1 1, (ancien) Ier arrondissement, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet ; Archives de Paris VK3 18, (ancien) Ier arrondissement, Ville de Paris, liste des individus blessés, décorés ou médaillés auxquels l’indemnité et l’habillement ou l’indemnité seulement ont été accordés ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 et Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des blessés (3e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 13 octobre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 27 Mairie du (ancien) Ier arrondissement, décorations de Juillet, registre et certificat de prestation de serment ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) (sous le nom de Tellier et aussi porté sous le nom de Letellier), idem même référence registre de la Souscription nationale, blessés de la 3e classe, idem même référence un registre de pensionnés (blessés pensionnés) ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 53 ; Archives de Paris VK3 57 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 10 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) 1er arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/77 ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Viray fils ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Yvan ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ier arrondissement, blessés de la 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 86, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852. Voir sans doute idem que le précédent ?