Terrier, Félix, Barthélemy, Marie

Biographie


Né vers 1810. Etudiant en troisième année de médecine. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Félix, Barthélemy, Marie Terrier […] était, le mardi 27 juillet en tête d’un rassemblement de citoyens qui se dirigeaient en criant Aux armes ! du Palais-Royal vers la rue Neuve-du-Luxembourg à l’hôtel de M. Casimir Perier, où les députés se réunissaient ; que le soir il a attaqué le poste de la Bourse, que le mercredi il combattit presque toute la journée près la place de l’Hôtel de ville ; que le jeudi matin il se trouvait encore à l’attaque de la caserne de Babylone ; qu’enfin, après avoir combattu sous nos yeux pendant les trois grandes journées, avec une audace rare et une ardeur infatigable, il vient encore avec nous jusqu’à Rambouillet le 3 août suivant. » Signé : Mathé, Félix, Antoine (voir ce nom), étudiant en droit ; Blondin, officier de santé, demeurant 15, rue des Cordiers ; Hudellet, Jules, demeurant 28, rue des Maçons-Sorbonne ; Calmeau, étudiant en médecine, demeurant 108, rue Saint-Jacques ; Corder, A., demeurant 22, rue Jacob ; Saulines (illisible), demeurant 171, rue Saint-Jacques. Le second signé de Phelouzat, Joseph, Jean-Jacques (voir ce nom) : « Je, soussigné, certifie que M. Félix Terrier faisait partie des rassemblements qui sont allés le mardi 27 juillet dernier chez M. Casimir Perier, d’où il s’est rendu place de la Bourse et a contribué de tout son poids à s’emparer du poste ; que le 28, il était place de la Grève et que, là, continuellement sous le feu des Suisses et de la garde royale, il se battit avec un courage digne du plus grand éloge et qu’il ne quitta son poste que pour me transporter à l’hôpital après qu’une balle m’eut traversé la cuisse. » Le troisième, signé de Madet, Charles (voir ce nom), et ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie avoir vu à mes côtés le 27 juillet sur le boulevard des Capucines le sieur Terrier, Félix. J’atteste en outre que si ses généreux efforts eussent été secondés je n’aurais pas été victime de la brutalité des gendarmes qui m’ont déposé dans les caves du ministère des Affaires extérieures. » Le quatrième, signé de Outin, Jean-Pierre (voir ce nom) et ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Terrier, Félix, était avec moi le mardi soir (21 h 30) 27 juillet à l’attaque du poste occupé par les gendarmes place la Bourse et que, par ses efforts, il a contribué à le faire évacuer. Il n’a quitté la place qu’après avoir vu disparaître au milieu des flammes ce repaire de sbires. » Le cinquième ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Terrier, Félix, était le mardi à 14 heures à la tête d’un rassemblement de citoyens qui se dirigeaient vers l’hôtel de M. Casimir Perier pour prêter leurs secours en cas d’alerte aux députés qui s’y étaient réunis, que le mardi soir il attaquait le poste de la place de la Bourse. Le mercredi matin, il se battait près de l’Hôtel de ville. Le jeudi, il s’est rendu à l’attaque de la caserne de Babylone, qu’enfin, après avoir combattu sous nos yeux avec une ardeur infatigable pendant les journées des 28 et 29 juillet, il s’est encore trouvé avec nous à Rambouillet. » Signé : Mathé, Félix, Antoine (voir ce nom) ; Hudellet, Jules, étudiant en droit, demeurant 28, rue des Maçons-Sorbonne ; Grimont, commis en soie, demeurant 57, rue Montorgueil ; Cordez, A, demeurant 22, rue des Grès ; Guesson, étudiant en médecine, demeurant 55, rue Saint-Jacques ; Calmeau, étudiant en médecine, demeurant 108, rue Saint-Jacques ; Nivelon (illisible), étudiant en médecine, demeurant 17, rue Servandoni ; Femozie (totalement illisible), étudiant en médecine, demeurant 15, rue des Cordiers ; Billaud, A., demeurant 21, rue de la Monnaie. Les indications portées sur son dossier indiquent aussi que le 28, il sonna le premier le tocsin à Notre-Dame, et qu’il se battit en tirailleur contre le 15e léger, dans la rue Saint-Honoré vers la rue des Prouvaires. Il demanda un grade de sous-lieutenant. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Sa demande était apostillée par le député de l’Allier, Crercey ( ? illsiible). Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté dans la cavalerie. En 1833, il fut recruté par Trélat (voir Trélat, Ulysse), avec Madet, Charles (voir ce nom) et Mathé, Félix (voir Terrier, Félix, Barthélemy, Marie) pour diriger l’opposition radicale de Moulins et y ressuciter le Patriote de l’Allier. Il fit partie de la section locale de la Société des Droits de l’Homme. Il demeurait 15, rue des Cordiers en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers (sous le nom de Terrier, Barthélemy, Marie) ; La République clandestine, 1818-1848, Gilmore, Jeanne, Aubier, Paris, 1997. Ils sont trois frères, à avoir combattu. Plus deux autres à faire, pas facile de se retrouver dans ce bordel… Il y a dans le Blanqui de Dominique Le Nuz, par ailleurs plein de fautes, les indications suivantes : (1805-1876), condamné pour rébellion le 10 mai 1831 à vingt jours de prison, incarcéré le 24, condamné en 1833, en 1834, bénéficia d’un non-lieu pour les affaires d’avril 1834, s’intalla au Donjon (Allier) en 1838, élu en 1848.

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