Tessié des Sablons, Clément
Biographie
Ancien négociant à Tours (Indre-et-Loire). Il fut blessé au pied. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Ne se trouvant pas compris dans la liste des décorés de la Croix de Juillet, il adressa, le 14 mai 1831, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] Ne se trouvant pas compris sur l’honorable liste des décorés de Juillet, où figurent plusieurs de ceux près desquels il se trouvait les 28, 29 et 30 juillet, a l’honneur, pour la première fois, de réclamer de votre bienveillance de le porter sur la liste de ceux qui vont recevoir la médaille, comme souvenir des services qu’il a pu rendre les 28, 29 et 30 juillet au quai aux Fleurs, au Palais de justice et à l’Hôtel de ville. Le réclamant ayant fourni dès les premiers jours d’août, sur l’invitation de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, un rapport signé de lui et très détaillé des événements où il était les 28 et 29 et notamment pour le caisson arrêté sur le quai le 28, le 29 à la défense des archives du Palais de justice et la nuit passée à l’Hôtel de ville, n’a pas cru nécessaire de former aucune demande avant ce jour ni de l’appuyer d’autre certificat. Au surplus MM. André, Milleret (pas trouvé ce nom sur la liste des décorés de la Croix de Juillet), général Dubourg, Taschereau (voir ce nom) et autres décorés pourront attester le mérite de la demande de celui, etc. » Il signait Tessié des Sablons, parent de Tessié de la Motte (voir Tessier Delamotte), décoré de Juillet et neveu de Tessié du Closeau, victime en 1794 à Paris. En 1831, il était employé à la préfecture. Il demeurait 34, rue de la Harpe en 1831. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.