Tessier, Jean-Baptiste
Biographie
Né vers 1791 à Falaise (Calvados). Bonnetier et portier du 14, rue Martel. Il s’illustra à la prise du Louvre, à celle des Tuileries, rue de Rohan et rue de l’Echelle. Il reçut (sous le nom de Teissier) un secours de quinze francs, le 17 août 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. L’observation suivante était inscrite en face de son nom, sur le registre de la mairie : « A combattu, trois enfants. » Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, major commandant les postes des Tuileries les 29, 30, 31 juillet, 1er, 2, et 3 août 1830, certifie que le sieur Teissier, Jean-Baptiste (sic), bonnetier, marié et père de trois enfants, faisait partie des volontaires nationaux armés que je trouvai établis au poste de l’Echelle ; qu’il s’est conduit avec autant de probité que de bravoure, ainsi qu’il résulte d’une lettre que lui a adressée M. Lecomte, concierge du château et que pendant tout le temps qu’il a été sous mes ordres il a continué son service avec zèle et vigilance. Le sieur Teissier (sic) désirant obtenir un emploi dans une branche de l’administration je le recommande aux autorités civiles. » Signé, le 7 août 1830 : Carel. Le deuxième certificat, cette lettre adressée à Mazuq, commissaire de police du quartier des Tuileries, demeurant 6, rue du Doyenné : « Le nommé Tessier, Jean-Baptiste, portier rue Martel n° 14, ci-devant trompette du 5e régiment d’artillerie à cheval, demande que M. le gouverneur du château lui délivre un certificat constatant qu’il est entré l’un des premiers dans la cour des Tuileries et qu’il s’est opposé autant qu’il a pu aux désordres qui ont eu lieu. Je me plais à vous dire en effet que je le reconnais pour être l’individu avec lequel nous avons parlementé, qui s’est établi provisoirement en sentinelle au vestibule de la conciergerie, qui a mis à même monsieur le gouverneur de s’entendre avec un chef des assaillants et qui a constamment montré beaucoup de modération tant que la foule toujours grossissante des vainqueurs a pu le permettre. J’ai pensé, monsieur, que c’était à vous que Tessier devait s’adresser pour avoir ce certificat et je crois satisfaire à ses désirs en vous donnant connaissance des faits. » Signé, le 5 août 1830 : Lecomte, concierge du château. Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme sans fortune. Il demeurait 14, rue Martel en 1830-1831. Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement (sous le seul nom de Teissier) ; Archives de la préfecture de police AA 415.