Thiéfine, Jean-Baptiste, Antoine, Joseph

Biographie


Né le 27 août 1801 à Braine (Aisne). Potier de terre ou journalier. Le 8 septembre 1830, il écrivait à la Commission des récompenses nationales, pour solliciter une place de garçon de bureau ou de gardien dans une administration ou autre, expliquant qu’il avait « pris une part active dans les événements dont Paris vient d’être le théâtre, tantôt en exposant sa vie les armes à la main, tantôt en construisant des barricades pour la commune défense. Il eut le malheur d’avoir le pouce de la main droite abîmé à tel point que de longtemps encore il ne pourra s’en servir et de tomber malade par suite des fatigues extrêmes auxquelles il se livra. Il fut retenu chez lui, ne put se livrer à ses occupations habituelles et perdit son emploi. […] Epuisé de sacrifices, il n’a plus d’espérance que dans la demande qu’il fait […]. » Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions […] que le sieur Jean-Baptiste, Antoine, Joseph Thiéfine […] a pris part à la prise de la caserne de Babylone malgré une blessure à la main droite en travaillant aux barricades, dont le pouce en fut tellement fracassé, s’étant trouvé entre deux pavés, et qu’il ne peut travailler depuis le temps et qu’il a perdu ses travaux par cause de cette blessure. » Signé, le 14 septembre 1830 : Bazire, marchand de vins, demeurant 2, rue du Petit-Vaugirard ; Ledru (voir Ledru, Louis, Charles, Marie), demeurant 10, rue du Petit-Vaugirard ; Carpezat, demeurant 28, rue du Petit-Vaugirard ; Deharley, épicier, demeurant 8, rue du Petit-Vaugirard ; Simon, demeurant 84, rue de Sèvres ; Moreau, capitaine de la garde nationale, demeurant 8, bd Montparnasse ; Benard, perruquier, demeurant 26, rue du Petit-Vaugirard. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 5 avril 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir eu le pouce écrasé en travaillant aux barricades, accident qui n’a laissé aucune trace, aucune infirmité, et qui ne saurait donner droit à aucune récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il était marié et père de deux enfants en 1830. Il demeurait 2, rue du Petit-Vaugirard hors boulevard en 1831. Archives de Paris VK3 53 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41.

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