Thoury, Joseph
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa, le 23 juillet 1831, la lettre suivante à la Commission : « La pétition que j’avais adressée en octobre dernier se trouvant égarée, je vous prie d’accueillir la présente et d’en profiter pour faire valoir mes droits à la décoration de Juillet, que je crois avoir méritée par mon dévouement et mes services dans les trois mémorables journées. Le 28 juillet, je me suis battu à la porte Saint-Denis le matin et le soir à la place de Grève, étant embusqué rue de la Vannerie. Le 29, je me suis battu le matin contre la garde royale et les gendarmes ; voyant que nous étions en trop petit nombre pour résister et que les gardes royaux étaient montés dans les maisons, je me suis retiré dans ma chambre, rue des Boucheries et dont les croisées donnent Petite-Rue-du-Rempart. J’y ai fait monter quatre hommes avec moi et nous n’avons cessé de tirer depuis midi jusqu’à la fin de l’affaire, plusieurs balles sont entrées dans ma chambre mais nous avons eu le bonheur de ne pas être atteints, et le feu que nous avons dirigé sur eux par l’avantage de notre position a fait cesser le leur et a peut-être sauvé la vie à plusieurs braves Parisiens. Ces faits étant notoires, j’ai l’honneur de vous prier, messieurs, de m’obtenir la décoration que je crois avoir méritée. » Sa lettre était apostillée des signatures de : Langlet (voir Langlet, Charles), demeurant 22, rue Jean-de-L’Epine, qui attestait « la conduite et le dévouement » de Thoury ; Bédouin ; Leleu, demeurant 5, rue des Boucheries ; Vaugien. Il demeurait 6, rue des Boucheries-Saint-Honoré, devenu le 6, rue Jeannisson. Archives de la préfecture de police AA 415.