Tison, François

Biographie


Né vers 1800 à Ordan (Nord). Forgeron. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa en effet, le 16 mars 1848, la lettre suivante à cette Commission, afin d’obtenir une récompense honorifique et un emploi, par exemple de surveillant dans un arsenal : « [ …] A l’honneur de vous exposer qu’en juillet 1830 il combattit avec courage pendant les trois jours et qu’il assista particulièrement aux combats qui se livrèrent au pont d’Arcole et au Louvre. Que sa belle conduite à cette époque fut cause que des jeunes gens de l’Ecole polytechnique et plusieurs autres personnes lui demandèrent son nom au Louvre pour lui faire donner la Croix de Juillet, qu’il n’a cependant point obtenue. Qu’en juin 1832, il prit une part active à l’insurrection et fut arrêté à l’île Saint-Louis au Marais. Qu’il eut le bonheur d’être relaxé après avoir été conduit au poste de l’île Saint-Louis, lequel fut désarmé (poste de la place aux Veaux) mais qu’ayant été appelé environ un mois après ces événements à la préfecture de police, on lui fit faire une prévention de cinq à six semaines. Et qu’enfin dans les événements de février dernier, ainsi que le prouve le certificat ci-joint, sa conduite a été des plus honorables et qu’il a droit à la reconnaissance de la patrie […]. » Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Le citoyen Tison, François, forgeron, rue des Récollets n° 7, est un des braves patriotes qui depuis le 24 février dernier ont gardé l’hôtel des Invalides civils (ancien palais des Tuileries). Il a droit à la reconnaissance de la patrie. » Signé, le 7 mars 1848 : Jainet illisible, colonel, sous-chef d’état-major général. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était célibataire, sans enfant et n’a ait aucun parent à charge en 1848. Il demeurait 7, rue des Récollets puis 7, rue Passe-Martin à La Chapelle-Saint-Denis en 1848. Archives de la préfecture de police AA 415.

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