Toussenel, Théodore
Biographie
Né le 28 juillet 1805 à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire). Licencié ès lettres. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Le 26, fit partie des premiers rassemblements au Palais-Royal. Le 27, il en fit encore partie et fut du convoi d’un citoyen tué que l’on transporta depuis la rue Saint-Honoré jusqu’à la place de l’Odéon. Le 28, il fit partie de ceux qui se rendirent maîtres de l’Odéon pour se procurer des armes, n’ayant eu qu’une épée. Il fit partie du peloton qui alla à la grille de la préfecture de police et à la Grève. Là, il eut le fusil d’un vieillard blessé. Après avoir fait feu sur le quai, il fut combattre à la rue de la Mortellerie jusque vers 4 ou 5 heures. Le 29 au matin, commença à combattre à la rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois et il fut ensuite rejoindre ses compagnons avec lequels il combattit à Babylone. Allant à Saint-Cloud, il rencontra le porteur de la lettre du général Bordesoul au dauphin. » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 12 février 1831, contient les mêmes indications que le rapport de la mairie mais donne le texte de la lettre adressée au dauphin ; cette lettre était ainsi rédigée : « L’esprit des troupes est encore ferme, malgré les échecs éprouvés ces jours derniers. Cependant il s’est élevé des plaintes et des mécontentements sur plusieurs points, principalement au 4e régiment, qui demandent leur solde et qui n’ont qu’un pantalon et point de souliers. J’attends les ordres de Son Altesse pour me diriger sur les points qu’elle m’indiquera. » Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 22 février 1831, apporte les précisions suivantes : « Le 28, fit partie de ceux qui coupèrent les cordes du télégraphe de Saint-Sulpice. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 12 février 1831, à trois voix pour la croix, trois voix pour la médaille et aucune voix pour une mention puis, par révision en date du 22 février 1831, il se prononça à six voix pour la croix, quatre voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il demeurait 6, impasse Longue-Avoine près la barrière Saint-Jacques en 1830-1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 12 février 1831 et le 22 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 12 février 1831, idem en date du 22 février 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement.