Trajet, Pierre

Biographie


Né vers 1796 à Ladignac. (lui ou sa femme est né le 15 août 1798 à Laveignac dans le Cantal). Plombier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent trente-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1843, n’ayant jamais touché aucun secours depuis 1831, aujourd’hui sans ouvrage, il sollicita un secours. A cette occasion, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié, ayant un enfant à sa charge, […] garçon plombier sans autres ressources que son état. Il jouit d’une bonne réputation sous tous les rapports. » Il reçut un secours de quarante francs, un secours de vingt-cinq francs en 1844, un secours de quarante francs en 1845. En 1846, père de famille, sans ouvrage, redevable de plusieurs termes de son loyer, « dans le dénuement le plus complet », il sollicita un secours et obtint quarante francs. En 1847, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] N’a d’autres ressources que son travail comme ouvrier plombier et celui de sa femme, qui est marchande à la halle. Cet individu, qui a un enfant à sa charge et manque souvent d’occupation, est dans une position très gênée et digne d’intérêt sous tous les rapports. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1847. En décembre 1848, il était, selon l’administration « dangereusement malade d’une affection de poitrine [et] dans la plus grande misère ». Il reçut un secours de quarante francs en janvier 1848, un secours de quarante francs en 1849. Il mourut le 23 décembre 1849 (son acte de décès est au nom de Trajit, Pierre, né à Brugère dans le Cantal vers 1798). La préfecture de police venait de recueillir sur son compte les renseignements suivants : « […] Affecté d’ulcères à la gorge, son état est désespéré. Il est marié et père d’une jeune fille de quinze ans. Cette famille est dans la misère, par suite des dépenses occasionnées par la maladie du sieur Trajet. » Sa veuve, Leduc, Marie, Constance, journalière, née vers 1808, qu’il avait épousé le 11 août 1849 à la mairie du (ancien) Ve arrondissement (donc quelques mois avant sa mort et là aussi l’acte est au nom de Trajit) sollicita un secours et obtint cinquante francs en 1850, quarante francs en 1851, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. En 1851, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marchande de légumes à la halle, […] ayant un enfant à sa charge. […] Les renseignements les plus favorables sont recueillis sur son compte. Sa position est nécessiteuse. La veuve Trajet, qui a fait les plus grands sacrifices pendant la longue maladie de son mari est digne d’intérêt. » Elle reçut deux secours de quarante francs en 1851, un secours de quarante francs en 1852, un secours de quarante francs en 1853, deux secours de quarante francs en 1855, un secours de quarante francs en 1856, un secours de quarante francs en 1857, un secours de trente francs chaque année entre 1858 et 1862. En 1863, la préfecture de police donnait les renseignements suivants sur le compte de la veuve : « […] Elle est employé à raison de un franc et soixante-quinze centimes par jour dans les halles centrales et ne possède pas d’autres ressources. On rend un témoignage favorable de sa conduite et de sa moralité. » Elle reçut un secours de trente francs pour cette année-là. Il demeurait 82, rue de la Tixéranderie en 1830-1831 ; 58, quai des Ormes en 1831-1851 ; sa veuve, 110, rue Saint-Jacques en 1851-1855 ; 90, rue Saint-Victor en 1856 ; 129, rue Saint-Victor en 1857-1861 ; 10, rue Saint-Honoré, un cabinet au loyer mensuel de dix-huit francs, en 1862-1863 ; . Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 82 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/15/3796-3797 secours à divers titres ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 86, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à quinze décorés et veuves de décorés ou blessés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.490 francs, minutes 251-252, en date du 6 décembre 1852.

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