Turgot comte de, Louis, Félix, Etienne
Biographie
Né le 5 vendémiaire an V (26 septembre 1796) à Bons-Tassilly (Calvados), fils de Turgot, Aimé, Etienne, Michel, propriétaire, et de Letrésor, Anne, Louise. Entré aux chevau-légers de la maison du roi avec rang de lieutenant le 1er juillet 1814, passé au 2e régiment de cuirassiers de la garde royale le 10 octobre 1825, lieutenant en premier le 4 mars 1819, capitaine le 1er juillet 1818, passé aux chasseurs des Pyrénées devenus le 17e de chasseurs comme capitaine le 17 novembre 1819, admis au 1er régiment des cuirassiers de la garde le 24 janvier 1827 (selon sa fiche à la Légion d’honneur). Il fit les campagnes d’Espage en 1823, 1824 et 1825 et fut nommé chevalier de Saint-Ferdinand (2e classe) le 18 novembre 1825. En 1830, capitaine adjudant-major au 1er régiment des cuirassiers de la garde royale. Il démissionna aussitôt les ordonnances parues : « M. le comte Turgot, capitaine aux cuirassiers de la Garde royale, petit-neveu du célèbre Turgot, a donné sa démission et refusé absolument tout service, dès le moment qu’il a appris les ordres sanguinaires donnés à la Garde par M. de Polignac. » Il fut nommé chef d’escadron au 7e régiment de cuirassiers le 11 septembre 1830. Il fut attaché à l’état-major du ministre de la Guerre le 14 novembre 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut nommé pair de France en 1832. Il avait épousé, le 15 février 1830, à l’église Saint-Thomas-d’Aquin à Paris, Louise de Lobau, fille du lieutenant général comte de Lobau. Soutien de Louis-Napoléon Bonaparte, il fut nommé ministre des Affaires étrangères en 1851, puis sénateur, ambassadeur en Espagne et enfin ambassadeur en Suisse. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur le 14 novembre 1830, officier le 24 juin 1835, grand officier le 3 janvier 1854, grand croix le 18 septembre 1858. Son nom est cité dans une brochure qui retrace les mérites de Chauvelot, Charles-Philibert (voir ce nom), comme garde national sous le second Empire : « Les services rendus par lui sont constatés à l’état-major-général par MM. les officiers supérieurs qui l’ont vu à l’œuvre : ce sont, spécialement, MM. le marquis de Turgot, ancien colonel, ancien ministre des affaires étrangères, aujourd’hui ambassadeur à Madrid. » Il mourut le 2 octobre 1866 à Versailles (Yvelines). Il demeurait 88, rue de l’Université en 1830. La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 27 juillet-2 août 1830 ; Le Journal des débats, 30 juillet 1830 ; Le Journal des débats, 2 août 1830 ; Le Courrier français, 3 août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 277 ; Le Réveil du lion ou Paris dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; précis des événements, heure par heure… suivi d’un chant triomphal… par un patriote de 89, Paris, Lerosey, 1830, p. 218 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 81-82, 115 ; Evénements arrivés à Paris du 26 juillet au 9 août 1830, avec la nouvelle charte constitutionnelle adoptée le 7 août ; ouvrage dans lequel on trouvera de nombreux faits avérés mais peu connus, Simon Blocquel, Paris, Delarue, s.d., p. 85 ; Histoire de France pendant la dernière année de la Restauration, par un ancien magistrat (Boulée, Auguste, Aimé), Paris, Desenne, 1839, tome premier, p. 305 ; Chronique de juillet 1830, Rozet, Paris, Barrois et Duprat, 1832, tome 1, p. 237-238 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le seul nom de Turgot) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 (sous le seul nom de Turgot) ; Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862, tome deuxième (1823-1831), Paris, Plon, 1895, p. 323 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement (sous le seul nom de Turgot) ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/2639/91 (indiqué comme marquis) ; brochure biographique sur Chauvelot, Charles-Philibert, parue à l’imprimerie de Surcy.