Turquetille
Biographie
Chirurgien. Il adressa, en 1831, la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Messieurs,
»De tous ceux qui ont combattu dans les trois grandes journées, un grand nombre n’ont rien demandé au nouveau gouvernement. Je suis de ce nombre. Aujourd’hui que je reviens d’Espagne, où j’ai fait la campagne, comme chirurgien-major, sous les ordres du général Valdès, sans succès et sans ressources, j’ose m’adresser à la Commission avec pleine confiance, pour qu’elle prenne en considération ma position et qu’elle veuille bien m’accorder un secours pécuniaire qui me donnera le temps de me pourvoir d’une autre manière. J’ai l’honneur d’adresser à la Commission mes cartes d’étudiant ; je la prie de s’informer auprès de M. Blondeau, pharmacien rue de Condé, capitaine de la garde nationale, si je n’ai pas monté la garde au Luxembourg le 29, 30 et 31 juillet. Elle peut consulter les registres du (ancien) XIe arrondissement, elle verra que je me suis fait inscrire le 1er août pour faire partie de la garde nationale mobile et si elle veut des preuves particulières, je suis prêt à les lui en donner. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demeurait 41, rue des Cordiers en 1831. Archives de Paris, VD6 631 n° 1.