Turquet, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 13 août 1803 à Paris. Tailleur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Porté sur les contrôles de la garde nationale, à la 1re compagnie du 4e bataillon de la IVe légion, mais dans l’impossibilité, par manque d’ouvrage, de s’équiper, il sollicita un habit de garde national. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « Lui faire donner un habit de garde national ; il le mérite. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 26 juillet 1831, et son brevet le 13 avril 1832. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il quitta Paris pour la Bourgogne, après la révolution et à cause de la stagnation des affaires. Il reçut un secours de cent francs en 1838. En 1839, sapeur-pompier à la 1re compagnie du 6e bataillon de la IIIe légion de la garde nationale mais n’ayant pas les moyens de payer son uniforme, il sollicita un secours. Ayant, selon l’administration, fait « preuve de zèle et de courage […] dans toutes les circonstances difficiles », il lui fut accordé un secours de cent francs. En 1840, il sollicita des secours, expliquant : « […] En 1832, j’eus le malheur de perdre mon père, du choléra. Ma belle-mère profita de mon absence pour détourner à son profit ce qui me revenait de la succession de mon père. J’appris depuis qu’une partie de l’avoir de mon père était passé au mont-de-piété, tel que vous pouvez vous en convaincre par une lettre ci-jointe [absente de son dossier, N.D.A.] de M. le directeur du mont-de-piété adressée à M. le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement. D’après cette preuve, je citais devant la justice de paix ma belle-mère pour qu’elle me restitue ce qu’elle s’était appropriée. Elle refusa de se soumettre à la conciliation de M. le juge de paix. N’ayant pas les moyens de faire les poursuites nécessaires, je portais une plainte à M. le procureur du roi, qui n’a pu donner suite à mon affaire attendu que la loi ne lui accorde ce droit qu’avant l’expiration de trois années à partir du jour du décès. Il ne me reste plus, monsieur le ministre, pour rentrer dans mes droits, que les tribunaux civils mais les tribunaux civils ne rendent justice que lorsque l’on dénoue le cordon de sa bourse et comme d’après l’hiver que nous venons de passer j’ai été trois mois sans travailler, la mienne se trouve on ne peut plus plate car je n’ai pas de quoi payer mes contributions ni mon terme, vu la position malheureuse où je me trouve. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840, un secours de vingt-cinq francs en 1841. En 1842, les renseignements de police rapportaient sur son compte : « […] Marié, sans enfant, est tailleur et vient de prendre un établissement de fruitier, marchand de friture, et c’est pour l’aider à rembourser l’argent qu’on lui a prêté qu’il demande un secours. » Il reçut un secours de vingt-cinq francs et un secours de quarante francs en 1842. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1843. En 1844, il sollicita des secours et reçut un secours de vingt-cinq francs et un secours de quarante francs. En 1846, devant deux termes de loyer, il sollicita des secours et reçut quarante francs. En 1847, il sollicita des secours et reçut vingt-cinq francs. Il mourut en 1848 ; il avait reçu un secours de quarante francs en janvier 1848. En 1851, sa veuve, devant trois termes de son loyer, dépourvue de toute ressource, fruitière, sollicita un secours. En 1852, sa veuve, âgée de cinquante et un ans, sans ouvrage depuis longtemps, ayant été obligé de mettre au mont-de-piété tout ce qu’elle possédait, sollicita des secours. En 1852, la police donnait comme renseignement sur son compte qu’elle était inconnue au 11, rue du Vieux-Colombier (et non 10, rue du Vieux-Colombier comme elle l’avait indiqué), maison occupée par une caserne de sapeurs-pompiers et qu’elle avait « été infructueusement recherchée dans le voisinage ». Sur le dossier de la veuve est indiqué curieusement : « Elle reçoit des secours [soixante-quinze francs par trimestre, N.DA.] comme veuve d’un blessé de février 1848. » Il demeurait 17, rue Béthisy, chez le charcutier en septembre 1830 in Archives de Paris VD6 278 fiable il signe la lettre ; chez son père, 5, rue Sainte-Maure dans le faubourg Saint-Germain en 1831 ; 33, rue de l’Epée à Sens en 1831 in Archives de Paris VD6 3 (très peu fiable, mais aussi in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/35 A) ; 64, rue de l’Ecole à Vaugirard en 1839-1840 ; 19, rue de l’Ouest à Vaugirard en 1842 ; au Petit-Montrouve en 1844 ; 25, quai du Marché-Neuf en 1846 ; 79, rue du Cherche-Midi, chez Badeuil tailleur, en 1846-1847 ; sa veuve, 51, rue Neuve-d’Orléans au Petit-Montrouge en 1851 ; 10, rue du Vieux-Colombier en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831, idem VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement, idem VD6 278 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 21 février 1851, minutes 164-166.