Vathelet, Jean-Baptiste
Biographie
Ouvrier raffineur. Il combattit les 28 et 29 juillet et se trouva, les 30 et 31, à la prise de Sèvres. Il était porteur du certificat suivant, délivré par le maire de Montrouge, le 15 août 1830 (sic pour l’ordre des noms et prénoms…) : « Certifions que les sieurs Jean Roquesselanne, Henry Carpentier, Jean-François, Vathelet, Jean-Baptiste, tous les trois ouvriers raffineurs, travaillant et demeurant en cette commune, se sont rendus à Paris depuis le 28 juillet dernier, où ils ont fait partie de la garde nationale mobile, les sieurs Roqueselanne du 28 au 6 courant et les deux autres du 28 au 2 août. » Cet autre certificat lui fut délivré : « Je certifie que le nommé Vathelet, Jean-Baptiste a fait partie du détachement que j’ai commandé les 30 et 31 juillet et qu’il a beaucoup contribué par son courage à la prise de Sèvres, du côté du bas-Meudon. » Signé, le 16 août 1830 : Duchêne, maréchal des logis d’ordonnance du général Lafayette. Il perdit six journées de travail. Il sollicita la médaille. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications biographiques supplémentaires. Il adressa, en effet, le 9 avril 1848, la lettre suivante à la Commission : « J’ai l’honneur de vous exposer qu’à la révolution de 1830 j’ai pris une part très active au combat qui a renversé la branche aînée. Je me suis trouvé à la prise de l’Hôtel de ville, à Saint-Germain-l’Auxerrois, à la caserne Babylone, enfin je n’ai déposé les armes qu’après la victoire. Le gouvernement voulut récompenser le courage des braves défenseurs de la liberté, il institua l’ordre de Juillet. J’étais porté pour la croix lorsque je tombais gravement malade. Je reçus plusieurs lettres de la Commission pour aller me présenter dans son sein mais, retenu chez moi par une maladie très longue, je ne pus répondre à l’appel de la Commission. Lorsque je pus quitter la chambre, il était trop tard, les croix étaient distribuées et on me dit que toutes mes réclamations seraient inutiles. Mieux conseillé aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous adresser une réclamation pour que la Commission m’accorde la récompense dont un accident m’a privé. Mes titres sont les mêmes et je puis ajouter que j’ai pris une part très active à la dernière révolution. Je me suis battu aux Champs-Elysées, à la prise du poste des municipaux et j’ai pris part à toutes les manifestations en faveur de la république. » Sa demande fut rejetée par la Commission. Il demeurait chez M. Poulain, n° 5, à Montrouge en 1830 ; 53, rue de la Tour à Passy en 1848. Archives de Paris VK3 51 ; Archives de la préfecture de police AA 416.