Velu, femme Prudhomme, Rosalie, Joséphine

Biographie


Né vers 1780. Ancienne femme de troupe. Elle reçut un secours de trente francs, le 31 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement (Une enquête afin de s’assurer de la mort de son fils, est-il noté en face de son nom). En septembre 1830, elle adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] A l’honneur de soumettre à la bienveillance de votre patriotisme qu’elle est femme de troupe ; qu’elle a fait les campagnes de Russie, attachée au 29e léger, sous les ordres de monsieur le comte Partoneaux, divisionnaire. Au passage de la Bérézina, son mari fut blessé et deux de ses enfants y ont perdu la vie, ce qui ne l’a pas empêché de distribuer des cartouches dans les rangs de ses frères d’armes. Après l’affaire de Leipzig, elle se trouva bloquée à Mayence, avec les débris du régiment, sous les ordres du général Semélier, dont le colonel Sébastiani, la veille du blocus, lui signa satisfaction avant son départ pour la France du bon témoignage que ses chefs ont fait en sa faveur et à Rennes lui promit sa protection. En 1814, lorsque le général, chargé d’organiser les troupes de Louis XVIII renvoya son mari après trente-huit ans de service, le plus ancien sergent et blessé, avec cent soixante-dix francs de pension et moi un brevet du lys, que le duc d’Angoulême me donna pour récompense. Je suis dans une position pénible, je dois six mois de location, qui se montent à soixante francs. Ne pouvant pas travailler, ayant eu la poitrine gelée en Russie, je n’ai aucun soutien, mon mari infirme et le dernier de mes enfants qui a combattu pour la liberté. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Son dossier est annoté de l’observation suivante : « Mérite une scrupuleuse attention. Prendre des renseignements sur cette femme, qui paraît avoir des droits à une pension. » Elle fut admise dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut une indemnité définitive de cent vingt francs. Elle demeurait 6, rue Carpentier (ou deux fois 5, rue Carpentier même source elle signe sa lettre à cette adresse en plus mettre donc 5, rue Carpentier) en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, un gros cahier vert de récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement, idem son dossier individuel ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, dossier indemnitaires 1re classe à 120 francs, (ancien) XIe arrondissement et état des sommes payées aux combattants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Quel rapport avec Prudhomme, Louis, Bernard, même adresse ?

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