Vicaire
Biographie
Capitaine, beau-frère de Masse François, Marie, Joseph, il témoigna des conditions dans lesquelles ce dernier était devenu fou à la suite des événements de Juillet. Dans son témoignage, on trouve relatée la part qu’il prit lui-même aux événements : « [Vicaire] venait de poser le drapeau aux Tuileries. Il […] dit qu’il avait traversé le feu avec huit autres, dévoués comme lui ; qu’ils trouvèrent en entrant un gardien, décoré de la Légion d’honneur, qui, s’adressant à lui, le pria de ne pas lui faire de mal ; auquel il répondit Soyez tranquille mon brave, vous n’êtes pas avec des assassins mais avec des amis, des Français qui défendent leurs droits. Ils lui demandèrent le chemin du dôme et il les fit passer par la salle des Maréchaux ; ils y arrivèrent, mais la porte était fermée. Un d’eux la frappa de toutes ses forces sans pouvoir l’ouvrir. Le capitaine Vicaire lui demanda la hache et voulant faire aigre, il cassa le manche. Voyant cela il se coucha sur le dos et frappa des pieds, avec tant de force que la serrure sauta sur les cloches. Ils montèrent alors et posèrent l’étendard de la liberté. Il demanda à ceux qui étaient avec lui de se donner les noms, les adresses mutuellement mais soit crainte de se compromettre soit qu’ils ne réfléchirent que ce pouvait être utile ils ne voulurent pas le faire. Il prit alors une pièce de monnaie et écrivit son nom sur le plomb du dôme. Il dit encore qu’il avait maintenu l’ordre autant qu’il avait pu et qu’il avait fait remettre en place des glands dont un individu s’était fait une ceinture. Nous ne sommes pas venus ici pour voler, dit-il à ceux qui l’entouraient. Tout ce qu’il y a au château appartient à la France et nous devons le respecter. » Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Masse François, Marie, Joseph ou F/1dIII/66 in dossier Masse François, Marie, Joseph.