Vieville, Louis

Biographie


Né vers 1793. Journalier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Viéville, Louis sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1836, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Cet ouvrier doreur manque souvent d’ouvrage et il se trouve dans une position malheureuse ; il doit un terme de son loyer. Il est marié et il a trois enfants en bas âge. Sa conduite est régulière. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1836. En 1838, la même administration rapportait sur son compte : « […] Il exerce la profession d’ouvrier tisserand. Il ne gagne que deux francs par jour et sa position est extrêmement malheureuse. Mais cet individu est personnellement peu digne d’intérêt. Il est sans conduite et il dépense la plupart du temps au cabaret ce qu’il gagne. » En 1837, tisserand, sans ouvrage, sa femme presque toujours malade, père de quatre enfants dont le plus âgé avait neuf ans, « ayant épuisé toutes ses faibles ressources depuis trois semaines qu’il est sans travail, pour donner du pain à sa famille, ayant été même obligé, il y a trois jours, de faire une vente à réméré de son mobilier pour payer son terme et pour conserver à sa famille un asile, ne sachant actuellement où donner de la tête », il sollicita un secours. En 1839, ancien fabricant de tissus, « qui se trouve privé d’un œil et voyant très peu de l’autre, […] après une longue maladie qu’a essuyé sa femme ainsi qu’un de ses enfants, il fut forcé de vendre ses métiers pour les rappeler à la vie ; mais aujourd’hui les mêmes métiers lui seraient d’une grande utilité pour recommencer son travail afin d’élever ses enfants dans la crainte de Dieu et dans les respect des personnes ; il désirerait également apprendre son état à sa fille aînée, âgée de treize ans, pour l’avoir près de lui et de son épouse, pour en faire un bon sujet, étant l’aînée de ses quatre enfants », il sollicita un secours et reçut vingt francs, un secours vingt-cinq francs en 1840. En 1841, veuf depuis le 20 mars 1841, resté avec quatre enfants, sans ouvrage depuis longtemps, il sollicita un secours. La police donna sur son compte les renseignemens suivants : « Il est dans un tel état de misère qu’il ne peut faire réparer un de ses deux métiers à tisser afin d’occuper sa fille aînée. Cette famille manque souvent de nourriture. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1841. Il demeurait 5, rue Pigalle à la barrière en 1831 ; 133, rue de Charonne, en garni à raison de douze francs par mois, en 1837 ; 31, barrière de Charonne en 1839 ; 17, rue de Bagnolet au Grand-Charonne en 1841. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 68 (sous le nom de Viéville, Louis) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Viéville, Louis) ; Archives nationales F/15/4240.

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