Viot, Jean-François, Victor
Biographie
Né le 17 mai 1785. Par deux lettres, en mai 1832, et réuni avec d’autres (voir la liste à Lami Hinault) dans une société de réclamants, qui se réunissait au 6, rue Dalayrac, il sollicitait du roi et du ministre de l’Intérieur, l’aboutissement des démarches entreprises par eux pour la prise en compte de leurs droits comme combattants de Juillet ; de la même manière, ils assuraient que, « défenseurs de la liberté », ils le seraient « toujours de leur roi citoyen et du gouvernement qu’il aura choisi ». De la même manière, il était compris dans une liste de combattants que de Lacroix, baron de Boegard (voir ce nom), président de la Commission des réclamants combattants de Juillet, faisait parvenir, dans deux lettres en date des 15 juin et 6 août 1832, au ministre de l’Intérieur, afin de solliciter une réponse sur l’issue des démarches faites par plusieurs des combattants qui estimaient avoir été lésés dans leurs droits aux récompenses nationales. Ces combattants, faisait savoir de Lacroix, « désavouent ceux d’entre eux qui auraient pu participer aux derniers événements qui ont ensanglanté la capitale (l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, N.D.A.) ; loin d’eux toute idée de renverser un trône qu’ils ont élevé au prix de leur sang ! Ils ne désirent que prouver au gouvernement du roi qu’ils sont et seront toujours prêts à mourir pour la dynastie qu’ils ont fondée. […] La plus grande partie des réclamants ont déjà la médaille et se sont toujours empressés, à chaque émeute, d’aller combattre les agitateurs et de faire rentrer dans le devoir, par leurs conseils, ceux de leurs camarades qu’on aurait pu égarer un instant […] ». De Lacroix donnait les précisions suivantes sur les faits dans lesquels s’était illustré le réclamant : « A combattu aux Tuileries, aux Champs-Elysées, à Versailles, était de l’expédition de Rambouillet. Deux blessures. Demande la Croix de Juillet et sa réintégration dans les contributions directes. » Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1850, en 1851, en 1852 et en 1853, à titre de blessé de Juillet. Il demeurait 4, passage de l’Ancien-Grand-Cerf en 1832 ; 25, rue Saint-Laurent à Belleville en 1849 ; 20, rue Neuve-Saint-Jean en 1850 ; 11, rue de la Grande-Truanderie en 1851-1853. Archives nationales F/1dIII/82 et aussi lettre en date du 28 mai 1832 adressée au roi ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74 (sous le nom de Viot, Jean-François, Victor), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de Viot, Jean-François, Victor), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de Viot, Jean-François, Victor), idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852 (sous le nom de Viot, Jean-François, Victor), idem Proposition d’accorder à trente-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 1.620 francs, minutes 278-279, en date du 7 mars 1853 (sous le nom de Viot, Jean-François, Victor). Voir sans doute Viot, Victor ?