Vivien
Biographie
En novembre 1830, il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales, afin de faire valoir ses droits à une décoration : « C. Vivien, capitaine en second à la 3e compagnie de chasseurs du 2e bataillon de la IVe légion, s’est armé le 28 juillet au matin et, un des premiers du quartier, revêtu de son uniforme de grenadier de la garde nationale, s’est rangé sous les ordres de M. Poirier (voir Poirier, Adolphe, Joseph), capitaine. Le peu d’hommes que nous étions s’est accru en chemin et nous allâmes nous ranger en bataille vis-à-vis du Louvre. C. Vivien fut placé en sentinelle avancée, pour essayer de fraterniser avec la troupe et empêcher que l’on ne nous surprît. Voyant quelques troubles s’élever, d’après l’ordre qu’il en avait reçu, il se replaça sur la colonne, où dans la rue de l’Oratoire il essuya le feu de la garde royale qui était dans la rue Saint-Honoré. La colonne étant dispersée, il regagna sa demeure, où posté rue Saint-Germain-l’Auxerrois, au coin de celle des fuseaux, il eut la douleur de voir tomber à ses côtés un homme qui, blessé à la jambe d’un coup de feu, mourut deux heures après l’amputation. Le lendemain, il assistait à la prise du Louvre et eut le bonheur avec un de ses amis de sauver la vie à un militaire, que quelques hommes du peuple voulaient immoler. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Une note du rapporteur de la Commission figure sur le dossier et ainsi rédigée : « N’a droit à rien. » Il demeurait 5, rue Bertin-Poirée en 1830. Archives de Paris VD6 281 n° 1.