Voisin, Benjamin

Biographie


Né vers 1803 au Mans (Sarthe). Médecin. Le Figaro du 5 août 1830 relate à son sujet les faits suivants : « Nos braves patriotes étaient tellement déterminés à combattre jusqu’à la mort que deux jeunes médecins dont nous avons appris les noms, MM. Benjamin Voisin et Nestor Pellassy, ont été obligé d’engager presqu’une lutte avec des blessés qui, couverts de sang, ne voulaient pas s’arrêter pour être pansés. » Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il est indiqué dans son dossier qu’il s’était illustré rue des Prouvaires, rue de Grenelle et à la caserne des Suisses de la rue de Babylone. On trouve dans son dossier la Copie des certificats suivante : « Je, soussigné, déclare que partie du manuscrit brûlé MM. Benjamin Voisin et Pelassy (voir Pelassy des Fayolles, Nestor) et relatés dans le numéro du 5 août 1830 ont été recueillis rue partie du manuscrit brûlé coin de la rue Saint-Honoré par un de mes partie du manuscrit brûlé qui se trouvait au nombre des combattants. partie du manuscrit brûlé de ces faits est l’expression de la plus exacte partie du manuscrit brûlé témoignage de la personne qui me les a partie du manuscrit brûlé un témoignage oculaire qui ne saurait être partie du manuscrit brûlé. » Signé : Roqueplan (voir Roqueplan, Louis, Victor), rédacteur au Figaro, décoré de Juillet. Autre : « Je certifie que m’étant approché ce partie du manuscrit brûlé de la place de Grève le 28 juillet j’ai vu au coin de la rue du Mouton ledit Voisin combattre d’abord et ensuite quitter son partie du manuscrit brûlé panser des blessés tombés autour de lui. M. Voisin m’est particulièrement connu aussi je ne puis me tromper. C’est pourquoi je me fais un partie du manuscrit brûlé un devoir de constater les faits ci-dessus. » Signé : Morin, instituteur, place Royale. Autre : « Je déclare que M. le docteur Benjamin Voisin s’est partie du manuscrit brûlé le 30 juillet au matin à la mairie du (ancien) Xe arrondissement offrant ses services comme médecin, pour le pansement des blessés et qu’il partie du manuscrit brûlé de la garde nationale partie du manuscrit brûlé réorganiser. » Signé : Dequevauvillers, lieutenant-colonel de la Xe légion. Extrait du journal le Figaro du 5 août 1830 : « Nos braves patriotes étaient tellement déterminés à combattre jusqu’à la mort que deux jeunes médecins dont nous avons appris les noms, MM. Benjamin Voisin et Nestor Pellassy, ont été obligé d’engager presqu’une lutte avec des blessés qui, couverts de sang, ne voulaient pas s’arrêter pour être pansés. » Autre : « J’atteste que le sieur Benjamin Voisin, docteur en médecine, demeurant rue du Bac n° 102, secourut un grand nombre de blessés dans les trois journées de juillet 1830. Que je l’ai vu sortir de chez lui, armé, et se battre plusieurs fois pour préserver des blessés qu’il venait de panser dans plusieurs rues et notamment rue Saint-Honoré, où nous sommes restés longtemps à faire des pansements. Ce fut dans cette occupation que trois personnes nous demandèrent et prirent nos noms. Notre conduite se trouva signalée dans plusieurs écrits et journaux de l’époque, et notamment le journal Le Figaro du 5 août 1830. » Signé : Pellassy des Fayolles (voir ce nom), médecin. Loriol, demeurant 9, rue Neuve-Sainte-Geneviève, certifiait les faits, comme étant à sa parfaite connaissance. On trouve aussi ce billet : « J’ai vu M. Voisin à l’Hôtel de ville et à Saint-Cloud, panser les blessés. Je viens de le reconnaître, sortant de vos bureaux. » Signé : Beaudet, Jean-Baptiste (voir Baudet, Jean-Baptiste ?), inscrit sous le numéro 286 à la Commission des Réclamants. Il signa, le 1er juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Pelassy des Fayolles, Nestor quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, demeurant rue du Bac, n° 102, certifie avoir été témoin du dévouement de M. Nestor Pelassy des Fayolles, dans les trois journées de juillet 1830, qu’il s’est battu et a donné des secours aux blessés. J’atteste en outre que je l’ai vu frappé violemment le 29 juillet par un soldat suisse à la partie gauche de la poitrine et que malgré la souffrance vive qu’il dut éprouver il ne cessa cependant de continuer les pansements qu’il avait entrepris et notamment à l’ambulance du numéro 29 de la rue de Grenelle-Saint-Honoré, dirigée par M. le docteur Piorry. Je déclare encore qu’au bout de quelques jours je fus obligé de pratiquer plusieurs saignées à M. Pelassy, qui, par suite des coups qu’il avait reçus dans la poitrine fut pris d’un crachement de sang. » Il demeurait 102, rue du Bac en 1831. Le Figaro, 5 août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 272 ; Archives nationales F/1dIII/70 in dossier Pellassy des Fayolles ; Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pelassy des Fayolles, Nestor ; Archives de la préfecture de police AA 417.

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