Warin, Charles, Nicolas
Biographie
Né le 29 avril 1809 à Péronne (Somme) (bien à Peronne dans son acte de naissance ; mais par erreur à Paris in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste de diminution de capacité), de Warin, Charles, Nicolas, serrurier, et de Poret, Elisabeth, Caroline, son épouse. Ouvrier serrurier. Il fut blessé d’un coup de feu à la main droite, qui provoqua la perte de la première phalange de l’index. Le docteur Lemaistre, Florian (voir ce nom), dans une note envoyée au maire concernant plusieurs blessés qu’il avait soignés depuis le 27 juillet, donnait les renseignements suivants le concernant : « Soldat du 50e de ligne, 2e bataillon, 3e compagnie, a été blessé par une balle qui lui a enlevé la première phalange du doigt indicateur de la main droite. Il est pansé deux fois par jour à l’infirmerie du Temple et demeure rue Saint-Benoît-Saint-Martin n° 8. Sa caserne est celle dite de l’Ave-Maria. » Il était célibataire en juillet 1830. Il reçut (sous le nom de Varin, Charles, Nicolas) un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 22 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Foley, Pierre, Joseph, bijoutier, demeurant 24, rue aux Ours ; Leveillé, Jean, Nicolas, marchand cordonnier, demeurant 15, rue Royale-Saint-Martin. Ils attestèrent que Warin, Charles, Nicolas n’avait « aucune fortune particulière et ne subsiste que du produit de son travail ». Il reçut un secours de quarante francs, le 8 septembre 1830, un secours de vingt francs, le 22 septembre, un secours de quarante francs, le 25 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 8 novembre 1830, un secours de quarante francs, le 22 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 15 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 9 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er août 1831 (à l’adresse du 46, rue des Gravilliers), un secours de vingt-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet, en date du 15 janvier 1831, les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu au doigt indicateur de la main droite, suivie de la perte de la première phalange de ce doigt. Guérie mais avec perte d’une partie essentielle à l’exercice de sa profession. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la troisième classe des blessés. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cent cinquante francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. En 1831, il est indiqué comme serrurier sur les listes de la mairie. Il demeurait cour Saint-Martin 8, rue Saint-Benoît en 1830-1831 ; 46, rue des Gravilliers à partir du mois d’août 1831 sur les listes de la mairie et in Archives nationales F/1dIII/35 B. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 47 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 52 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, victimes des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, domiciliées dans le (ancien) VIe arrondissement, idem même référence Note exposant les noms des blessés soignés par le docteur Lemaistre, Florian, depuis le 27 juillet 1830 (24 blessés), idem Liste de diminution de capacité, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe.