Weis, Charles, Killiam

Biographie


Né vers 1785 à Paris de Weis Kilianus (également connu sous le nom de Blanc, Guillaume, traduction de son nom en français) et de Kergen, Catherine. Ancien militaire, devenu pêcheur aux carrières de Charenton. Il se battait le 28 juillet dans la rue de la Mortellerie (mais rue des Poulies-Saint-Honoré in Archives de Paris DM13 1) sous les ordres de Stuart « au milieu du carnage qui se fit entre la garde royale et les défenseurs de la patrie », quand, après avoir chargé un fusil et au moment où il le passait à Stuart, il fut atteint d’un coup de feu à la tête. Leroy et Nazareth était présent à ses côtés. Il fut d’abord transporté chez Robin, Léonard, menuisier, 96, rue de la Mortellerie puis à l’Hôtel-Dieu, où il mourut des suites de sa blessure le 30 juillet. Le récit que fit, le 3 février 1831, Stuart, Cooper-Aben de sa propre participation aux combats, en la compagnie de Weiss, laisse de nombreuses indications sur ce dernier. Nous le citons in extenso : « En réponse à la demande que vous venez de me faire, j’ai l’honneur de vous exposer les faits suivants. Dès la promulgation des infâmes ordonnances de juillet, je brûlai du plus vif désir de voir renverser le pouvoir despotique qui venait de les publier. L’après-midi du lundi, je me suis rendu au Palais-Royal, où déjà quelques groupes de citoyens s’étaient formés. Je leur représentais que les chaînes de l’esclavage étaient forgées et qu’elles seraient rivées dans quelques jours, mais que l’abolition de la dynastie de Charles X était le seul moyen de garantir aux Français leur future indépendance. Le mardi, j’exprimai plus ouvertement et avec plus d’assurance cette vérité incontestable et je cherchai à vaincre la morne stupeur dont chaque cœur paraissait frappé par ce coup d’Etat. Le mercredi, mon bras confirma mes discours. Je scellai dans le sang de nos oppresseurs mes vœux pour la liberté de la France, ainsi que vous allez le voir par la narration suivante. Vers 11 heures du matin, je partis de la rue Montmartre, à la tête de quelques braves qui m’accordèrent leur confiance. Notre ouvrage commença vers la porte Saint-Martin. Nous nous portâmes sur le boulevard, d’abord du côté de l’Ambigu, ensuite du côté opposé. Nous tiraillions de derrière les arbres et faisions éprouver à nos adversaires l’ardeur des cœurs qui battent pour la liberté. Cependant nous fûmes repoussés à la longue et poursuivis vigoureusement par un peloton de grenadiers jusqu’à la rue du Temple, où nous recommençâmes à prendre l’offensive. Quatre de mes camarades tombèrent alors à côté de moi. Je regrette de ne pouvoir faire connaître leurs noms à la Commission. Au moment où ils tombèrent, trois individus de ma petite compagnie me quittèrent précipitamment par la rue du Temple, en sorte que je me trouvai seul avec deux de mes camarades qui étaient venus avec moi de la rue Montmartre. Nous fûmes donc obligés de combattre en reculant, et notre retraite fut protégée par d’autres groupes, qui vinrent mêler leur feu au nôtre. Je m’établis derrière un gros arbre avec l’un de mes fidèles compagnons ; quant à l’autre, nommé Weiss, il prit position à l’arbre suivant et cela dans le moment où le peloton contre lequel nous combattions chassait, au moyen d’un renfort qu’il venait de recevoir, les citoyens qui combattaient pour notre cause. La lutte s’engagea donc de nouveau. Le compagnon d’arme qui s’était placé derrière moi reçut une balle dans l’épaule et tomba. Je le plaçai de mon mieux près de l’arbre qui me protégeait. J’aurais voulu pouvoir lui prodiguer les secours que réclamait son état mais la garde royale ayant le dessus, je fus obligé de battre en retraite et j’eus la douleur de ne plus retrouver mon fusil, qui m’avait été enlevé pendant que je m’efforçais de secourir mon infortuné camarade. Le nommé Weiss me rejoignit alors et tous deux nous parvînmes à sauver la vie à un blessé que nous trouvâmes à moitié écrasé sur le boulevard et que nous transportâmes dans une maison de la rue Neuve-Ménilmontant. Nous regagnâmes la rue Saint-Antoine et, longeant ensuite le grenier d’abondance, nous nous dirigeâmes vers le pont d’Austerlitz. Je voulais aller chez moi pour y prendre mes pistolets, qui devaient remplacer mon fusil. Mais alors nous trouvâmes la tête du pont occupée par un détachement de cavalerie et ce ne fut qu’après un assez long pourparlers avec le lieutenant que j’obtins la permission de passer. Mais à peine au milieu du pont, j’eus à éviter les balles que les citoyens placés à l’autre bout commençaient à lancer. Sur le boulevard de l’hôpital, mon compagnon et moi trouvâmes un rassemblement de bateliers, ouvriers des ports, etc., qui voulaient gagner le faubourg Saint-Antoine en traversant le pont. Ils voulaient s’adjoindre à ceux qui avaient déjà commencé à tirer lorsque je passais sur le pont mais la plupart d’entre eux n’avaient pour armes que des sabres, des piques ou des haches. J’essayai de leur démontrer l’inutilité ou la folie de leur intention, en leur annonçant que l’autre bout du pont était gardé par la cavalerie. Ma harangue faillit me coûter la vie. On me prit pour un espion et sans la voix de Weiss que quelques-uns de ces ouvriers reconnurent, il en était fait de moi. Je les engageai donc à marcher sur la poudrière, où nous arrivâmes dans un clin d’œil. D’autres personnes que nous, qui avaient eu la même idée, s’y trouvaient déjà réunies et elle fut donc à l’instant prise, sans résistance. Les portes furent enfoncées, les caisses emportées ou vidées et moi, j’eus le bonheur de me saisir de deux fusils qui avaient échappé à l’ardeur des citoyens. Mais, voyant qu’on ne pourrait tirer aucun avantage de cette troupe d’hommes, sans discipline et sans union, je me retirais avec Weiss et nous nous adjoignîmes un nommé Beausserot (nom à retrouver), ouvrier du port, et un Allemand nommé Kisset (nom à retrouver). Je leur dis de m’attendre rue Buffon pendant que j’irai chez moi calmer les inquiétudes de ma femme et prendre furtivement mes pistolets. Dans quelques instants, j’eus rejoint ma petite bande et chemin faisant je recrutais un nommé Evrard (nom à retrouver), ouvrier tapissier, qui était armé d’un fusil de chasse et perdit son temps à tirer des coups de fusil sur les cavaliers dont j’ai parlé plus haut. Convaincu plus que jamais de l’inutilité d’une attaque sur le pont d’Austerlitz, je dirigeai ma petite troupe vers l’Hôtel de ville, par les rue Saint-Victor et Fossés-Saint-Bernard. Dans cette dernière, je recrutai huit autres personnes, toutes bien armées, et arrivés au pont Marie, trois autres personnes se joignirent à nous, ce qui porta notre nombre à quinze. Nous allâmes par les rues de Jouy, Saint-Antoine et Pourtour-Saint-Gervais. Le feu entretenu de l’arcade Saint-Jean et des fenêtres de l’Hôtel de ville qui donnent sur la rue du Martrois rendait toute descente impossible de ce côté. Nous gagnâmes donc la rue du Long-Pont mais, en traversant, un de mes braves compagnons fut tué et un autre blessé à la cuisse. Je fis rester trois ouvriers de ma troupe au bout de la rue du Long-Pont, afin qu’ils pussent nous avertir à temps des manœuvres de l’ennemi. Nous étions d’ailleurs trop nombreux pour aller ensemble et nous aurions par-là donné trop de prise aux balles. Je glisse à leur tête le long des maisons. Weiss me suit au plus près et nous choisissons une position avantageuse à une très petite distance de la place de Grève. Je m’accroupis derrière une forte borne. Weiss et Beusserot, qui se placent derrière un petit enfoncement à quelques pas derrière moi, s’occupent uniquement à me passer mes fusils, qu’ils rechargent au fur et à mesure que je m’en sers. Kesset, Evrard et deux autres dont j’ignore les noms s’étaient placés à quelques pas plus loin dans une espace d’allée, d’où ils pouvaient tirer par-dessus ma tête sans blesser ceux qui, en se courbant me passaient les fusils. Quant aux trois autres qui formaient le reste de ma troupe, ils s’étaient blottis séparément dans les renfoncements des portes. C’est ainsi que nous entretînmes un feu vigoureux et soutenu, qui fut fatal à l’ennemi. La garde qui occupait l’Hôtel de ville à ce moment, chargeait ses fusils à l’abri de l’Hôtel de ville et de l’arc Saint-Jean et courait ensuite les décharger de derrière les parapets qui la protégeaient contre le côté opposé, où elle dirigeait tout son feu pour empêcher le passage sur le pont d’Arcole. Cependant le feu des citoyens placés sur le haut du quai Pelletier rendait cette position périlleuse pour la garde et comme pour décharger ses armes elle était obligée, en allant et revenant du parapet, de passer devant la rue de la Mortellerie, elle recevait le feu soutenu que j’entretenais. Elle détacha donc un peloton pour me chasser de ma position. Mais à peine ce peloton eut-il fait feu au hasard que mes camarades et moi nous sortîmes avec précipitation de notre embuscade. Je m’élançai sur celui qui était devant moi et le désarmai. Quant aux autres, plus ou moins blessés par la riposte de mes compagnons, ils se hâtèrent de gagner la place de Grève. Je m’étais replacé derrière la borne dont j’ai parlé et Weiss était dans l’action de me passer un fusil lorsqu’une balle lui entra dans la tête. Je n’ai pas besoin, messieurs, de vous dire les sentiments de regret et de douleur dont je fus pénétré, en voyant mon plus fidèle compagnon d’armes étendu à mes pieds. Je ne songeai plus à me battre mais, abîmé dans ma douleur, je pris l’infortuné dans mes bras et j’eus l’heureuse pensée de lui demander son nom, pour aller consoler sa famille. C’est alors, messieurs, et seulement alors que j’appris son nom et ce nom ne sortira jamais de ma mémoire. Aidé par un de mes compagnons, je transportai le brave blessé à une petite distance, où une autre balle vint tuer aussi ce compagnon. Alors, seul, je traînais plutôt que ne portais mon vieil ami d’un jour jusqu’à la rue du Long-Pont. Là, des citoyens m’aidèrent à le porter au 96 de la rue de la Mortellerie, d’où le sieur Robin, menuisier, le fit transporter à l’Hôtel-Dieu, où après une léthargie de quelques heures il n’était plus qu’un cadavre. Je bénis le ciel de m’avoir inspiré l’idée l’heureuse idée de demander à ce brave homme le nom qu’il portait car il est mort sans avoir pu prononcer un mot et ce n’est que par le numéro du lit sur lequel on s’est rappelé l’avoir posé et par l’explication de l’endroit et de la nature de la blessure ainsi que par la description et la vérification de ses vêtements que j’ai réussi à faire constater son identité. Plus tard, j’ai découvert ses parents, je les ai fait venir à Paris, je les ai conduits à l’hôpital et chez le sieur Robin, je leur ai fait remettre les vêtements après qu’ils m’en eurent fait la description. Je vous demande aussi pardon, messieurs, d’avoir traité si longuement cette affaire. Weiss a laissé une mère de soixante-quatorze ans, dont il était l’unique soutien. Si ma fortune ne m’eût été cruellement enlevée, j’aurais pourvu moi-même à l’existence de cette infortunée ; mais, ne le pouvant pas, j’invoque, messieurs, votre bienveillance en sa faveur. Pour revenir à moi, après l’avoir confié aux assistants, je suis retourné à mon poste de combat. Je n’entrerai pas, messieurs, dans tous les détails, que vous pouvez deviner. Il me suffira de vous dire que lorsque le peuple entra dans l’Hôtel de ville mon nom fut salué dans la salle par mes braves et dévoués camarades. Le jeudi, je me suis porté avec Beausserot (nom à retrouver), Kesset (nom à retrouver), Evrard (nom à retrouver), un nommé Jean (nom à retrouver) et quelques autres que j’avais, la veille, recrutés dans la rue des Fossés-Saint-Bernard, jusqu’à la rue Saint-Honoré. De là, nous allâmes au Palais-Royal, où il y eut une si vive attaque que le nommé Jean y fut grièvement blessé. On a dû le transporter au passage Saumon. Dans la rue de Richelieu, j’assistai à la prise de la pièce d’artillerie et la suivit à la place de la Bourse, où un renfort était demandé. Tels sont, messieurs, les faits principaux que j’ai à vous soumettre. Je suis fier d’avoir été un des acteurs de ces mémorables journées. J’ai choisi parmi les certificats qui m’ont été délivrés ceux qui prouvent le courage, l’humanité et le dévouement le plus sincère à la cause de nos libertés. Ces certificats sont en votre possession, je vous en envoie un autre, qui les confirme tous. Si vous croyez mes efforts digne d’une récompense, à laquelle je n’avais pas songé, je vous prie de me faire accorder la croix de la Légion d’honneur. Cette croix me facilitera l’obtention d’un bien auquel j’aspire depuis les événements de Juillet. Ce bien, messieurs, est de devenir français. Ecossais de nation mais Français de cœur, de mœurs et de parenté, je désire l’être aussi de nom. Gendre du colonel du génie Dehon illisible, chef d’un établissement dans cet arrondissement depuis six ans, je voudrais, comme je viens de vous le dire, devenir Français de nom comme je le suis de cœur. Il y a ordinairement de longues formalités à remplir pour un étranger qui désire se faire naturaliser mais ces formalité disparaissent en grande partie si l’honorable Commission à laquelle je m’adresse m’accorde une preuve de son estime pour ma conduite et mes sentiments. J’ai l’honneur, etc. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement (mais aussi par celle du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, puisque sa mère y est pensionnée). Le certificat suivant constatait les circonstances de son décès : « Je, soussigné, Robin, menuisier, demeurant rue de la Mortellerie n° 96, déclare et certifie ce qui suit. Etant le mercredi 28 juillet dernier dans la rue de la Mortellerie, j’ai vu au milieu du carnage qui se fit entre la garde royale et les défenseurs de la patrie se battre à côté du sieur Stuart le nommé Charles Weis, beau-frère du sieur Vareinne (sic), demeurant à Charenton, aux carrières. Après avoir chargé un fusil, au moment où il le passait audit sieur Stuart, il a reçu une blessure ; je l’ai vu tomber et ensuite emporté par ledit sieur Stuart dans la rue au-delà de la boutique fruitière, où l’ayant déposé ; aidé par deux jeunes gens, je l’ai fait entrer chez moi. Ma femme l’a soigné toute la soirée, la nuit ; et le lendemain, je l’ai emporté sur un de mes matelas à l’Hôtel-Dieu. Je certifie également avoir monté le sieur Charles dans la salle Saint-Paul et que je l’ai vu posé sur le lit n° 51. » Signé, le 16 août 1830 : Robin. Suivait l’apostille suivante : « Je certifie que le sieur Charles Kellen Weiss (sic) se battant à côté de moi le 28 juillet dernier pour la défense de la France, a reçu un coup de feu dans la tête. Je l’ai transporté à la porte n° 96 dans la rue de la Mortellerie, où il fut reçu et soigné par le sieur Robin, menuisier, et emporté par lui le 29 à l’Hôtel-Dieu. Il y est décédé le 30 suivant la déclaration de la sœur de la salle Saint-Paul dudit hôpital. » Signé, le 4 septembre 1830 : Stuart (voir Stuart, Cooper-Aben). Le 20 avril 1831, devant le juge de paix du canton de Charenton, comparurent : Eben Stuart (voir Stuart, Cooper-Aben), né vers 1802, marchand brasseur, demeurant rue d’Austerlitz ; Robin, Léonard, né vers 1773, menuisier, 96, rue de la Mortellerie ; Devarenne, Jacques, Etienne, né vers 1779, pêcheur, demeurant 47, rue des Carrières à Charenton. Ils attestèrent avoir bien connu Weis, Charles, Killiam et savoir qu’il avait « été blessé le 28 juillet dernier rue de la Mortellerie, en combattant contre la garde royale ; qu’il a été aussitôt transporté chez M. Robin, l’un des comparants, ci-dessus dénommé, et que le lendemain il a été transféré à l’Hôtel-Dieu, où il est décédé ». Il laissait une mère, Kergen, Catherine, veuve depuis vingt-deux ans, née le 31 mai 1757 à Gerling (Luxembourg), fille de Kergen, Antoine et de Michels, Barbara, infirme indigente, qui reçut (sous le nom de Wes, Ch.) un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de trois cent quarante-neuf francs et cinquante centimes de la part de la mairie. Stuart (voir Stuart, Cooper-Aben), en date du 7 septembre 1830, avait adressé la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « Je prends le plus vif intérêt dans le sort d’une pauvre malheureuse, réduite à la misère par la mort de son fils (Charles Kilem Weis) pour la cause de la patrie, tué en se battant sous mes ordres. Ce brave homme et ancien militaire a reçu sa blessure mortelle à côté de moi, le 28 juillet, dans la rue de la Mortellerie (place de Grève) et fut transporté le 29 à l’Hôtel-Dieu, où il est décédé le 30 du même mois. […] Comme la mère Weis n’a plus de ressources et à son âge, soixante-quatorze ans, est hors d’état de pouvoir s’en créer, je supplie la bienveillante Commission de vouloir prendre en considération le plus promptement qu’il lui sera possible la position de cette malheureuse, ne pouvant personnellement faire davantage. En attendant sa réponse, j’ai l’honneur etc. » Elle présenta le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que la dame Weis, demeurant aux carrières à Charenton, a soixante-quatorze ans passés, existait par le travail du sieur Charles Killen Weis, pêcheur ; que ledit Charles Killen Weis, son fils, ayant été blessé le 28 juillet dernier et décédé le 30 du même mois en se battant pour les libertés de son pays, elle a été ainsi privée de tout moyen d’existence et mérite la considération de la Commission. » Signé, aux carrières de Charenton, le 31 août 1830, les membres du conseil municipal : Adam ; Perot ; Louisot, marchand de vin ; Genty. Elle fut pensionnée (sous le nom de Weiss sur les listes du Moniteur universel et sur celles du Bulletin des lois) et il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Son père, Weis, Kilian, était né en 1747, fils de Weis, Pancrace et de Diei, Marguerite. Il était le beau-frère de Devarenne, Jacques, Etienne, né vers 1779, pêcheur, demeurant 47, rue des Carrières à Charenton. Il demeurait rue de Bordeaux, maison Poussaint ou 47, rue des Carrières à Charenton-le-Pont ; sa mère, à Charenton en 1831. Le nom de Weisskillian (C. Weisskillian) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes de l’arrondissement de Sceaux lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 113 (sous le nom de Killan, Weiss) ; Archives de Paris DM13 1, état nominatif des personnes domiciliées dans les cantons de Charenton et de Vincennes (arrondissement de Sceaux) qui ont succombé lors des événements de juillet 1830, soit sur la voie publique, soit à leurs domicile, ou dans les hospices de Paris, par suite de leurs blessures (sous le nom de veuve Veiss, née Killiam, Catherine, Viergen), idem même référence dossier Stuart, Cooper-Aben ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (1830-1831), sous le nom de Meis ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 618 et le nom de Killen Weisse) ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (deux listes de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien XIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/78 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom de Weisskillian, Charles) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIVe arrondissement, arrondissement de Sceaux, ascendants (sous le nom de veuve Veiss, née Killiam, Catherine, Viergen) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 86 (sous le nom de Weisskillian, Charles), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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