Winkelmans, Daniel
Biographie
Marchant tailleur. Dans la demande présentée par sa femme Jodot, Henriette épouse Winkelmans, auprès de la Commission des Réclamants, afin de faire valoir ses droits à une récompense honorifique pour les soins qu’elle avait donnés à l’ambulance de la rue Saint-Marc, on trouve plusieurs certificats concernant. Le premier certificat ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que le sieur Winkelmans, marchand tailleur, a combattu avec moi dans la journée du 28 juillet 1830 et que partout il a montré un grand courage, habillé en garde national, il n’a cessé d’exciter les patriotes à combattre. » Signé, le 11 août 1830 : Smette, Gustave (voir ce nom), ex-marchand de vin traiteur, demeurant 36, rue de la Bienfaisance. Le deuxième certificat ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que le sieur Winkelmans, Daniel, habillé en garde national, s’est montré partout avec honneur et courage. Nous nous sommes trouvés constamment ensemble le 28 juillet. » Signé, le 4 septembre 1831 : Girod, Michel (voir ce nom), demeurant 17, rue des Filles-Saint-Thomas. Girod, Joseph, demeurant lui aussi dans le quartier Feydeau, ajoutait l’apostille suivante : « Je certifie avoir vu M. Winkelmans, habillé en garde national, les 28 et 29 juillet et je sais qu’il s’est porté partout où il y avait des dangers. » Le troisième certificat ainsi rédigé : « Je m’empresse, monsieur, de répondre à la demande que vous m’avez faite ces jours derniers et c’est avec un véritable plaisir que je m’empresse de certifier à tous qu’il appartiendra que le 28 juillet 1830 j’ai vu, habillé en garde national et armé d’un sabre et fusil, M. Winkelmans, marchand tailleur, à Paris, rue Marsollier, n° 11, à Paris et qu’il m’a accompagné ce même jour place des Victoires et près de la Banque de France et qu’il est à ma pleine connaissance qu’il s’est comporté en brave défenseur des lois et de la liberté en combattant contre les oppresseurs de la France. » Signé, le 5 septembre 1831 : Kontrag, demeurant 6, rue Saint-Marc. Le quatrième certificat ainsi rédigé : « Vous réclamez de moi un certificat constatant qu’en juillet 1830, 27, 28 et 29 vous avez combattu pour la liberté. Connaissant la brillante conduite que vous avez tenue et le courage que vous avez montrés, je vous remets ci-dessous le certificat que vous réclamez. Je souhaite de tout mon cœur qu’il vous soit utile dans l’emploi que vous voulez en faire et que vos démarches soient couronnées de succès. » Suivait le certificat suivant : « Je certifie par le présent que le sieur Winkelmans, marchant tailleur, rue Saint-Marc, a combattu avec courage pour la liberté lors de notre glorieuse révolution de 1830 ; que le 28 je le vis sortir de chez lui en uniforme de garde national et en armes pour se rendre à la place des Petits-Pères. La conduite courageuse qu’il a tenue en cette circonstance lui mérite tout l’intérêt possible. » Signé, le 2 septembre 1831 : Ybert, demeurant 31, place de la Bourse. Le cinquième certificat ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que le sieur Daniel Winkelmans, marchand tailleur à Paris, a combattu avec moi dans la journée du 28 juillet 1830 et que partout il a montré un grand courage ; habillé en garde national, il n’a cessé d’exciter les patriotes à combattre. » Signé, le 11 août 1831 : Signé, le 11 août 1831 : Grouechel, demeurant 15, rue Thibaudodé. De la même manière, Winkelmans avait signé le certificat suivant en faveur de Smette, Gustave, quand ce dernier tentait de faire valoir ses droits à la même Commission des Réclamants : « Je, soussigné, certifie à tous qu’il appartiendra que le 28 juillet 1830 le sieur Smette, marchand de vins, hors la barrière de l’Etoile, a combattu à mes côtés dans les différents dangers où nous nous sommes trouvés ensemble, principalement sur les quais, au Palais-Royal, place des Victoires et ailleurs et que partout il a fait preuve d’un vrai patriote qui combattait pour la liberté et le maintien des lois. » Winkelmans demeurait 11, rue Marsollier, près le théâtre de l’Opéra-Comique en 1831. Archives de la préfecture de police AA 417.