Zimmer, Joseph

Biographie


Né le 27 décembre 1766 à Lixheim (Moselle). La chronique de l’époque relatait ainsi sur sa participation aux combats : « M. Le colonel Zimmer, chef provisoire de l’état-major de la garde nationale, s’est acquis des droits éternels à la reconnaissance de la nation. Il a été secondé dans toutes ses opérations par M. Franque, avocat à la cour royale de Paris, qui l’assistait en qualité de secrétaire général. » Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Franque (voir ce nom) adressa, le 10 août 1830, la lettre suivante au Journal des débats (et qu’on trouve aussi dans le Patriote, qui la fit paraître) et qui donne les précisions suivantes sur l’activité de Zimmer pendant la révolution : « La lettre suivante a été adressée à monsieur le rédacteur du Journal des débats : Monsieur le rédacteur, Je viens de lire dans votre numéro du 9 août une lettre de M. Caffin d’Orsigny, laquelle pourrait peut-être donner lieu à des erreurs ou à des injustices, qu’il importe de prévenir. Il est possible que M. Fessart, beau-frère de M. d’Orsigny, ait occupé l’Hôtel de ville dès le 28 juillet. C’est le 28 en effet, dans la nuit, que l’Hôtel de ville est tombé définitivement au pouvoir du peuple ; mais ce qui est certain, c’est que le lendemain 29, M. le colonel Zimmer entra de bonne heure à l’Hôtel de ville à la tête d’une foule de citoyens et de gardes nationaux ; or, dans ce moment, le Louvre et les Tuileries, et beaucoup d’autres postes non moins importants, appartenaient encore à nos ennemis. M. le colonel Zimmer n’eut donc pas seulement à braver des dangers évidents mais encore à introduire l’ordre partout où régnaient la plus épouvantable confusion, à expédier sur-le-champ plus de trois cents ordres sur des points divers ; enfin, à organier un service complet. Voilà ce que tout le monde sait de M. le colonel Zimmer, qui depuis, justement confirmé par le général Lafayette dans les fonctions de chef d’état-major de la garde nationale, n’a cessé de donner des marques d’un patriotisme, d’une activité et d’une modestie admirables. Ce que je dis je le sais, je l’ai vu. Veuillez, etc. » Il signa, le 6 août 1830, la mention suivante, dont la copie fut fournie par Martigny des Roches, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « Mention honorable accordée au détachement composé des gardes nationales et jeunesse armées des villes et villages d’Etampes, Dourdan et Saint-Arnould, du département de Seine-et-Oise, sous les ordres de M. le lieutenant-colonel Martigny des Roches et qui a exécuté le mouvement ordonné sur Rambouillet par M. le lieutenant-général Pajol. » En 1831, il était colonel chef d’état-major. Il appuya la demande d’emploi présentée par Bleton, Alexandre (voir ce nom). Il signa, le 22 octobre 1830 et en tant que colonel en chef de l’état-major de la garde nationale de Paris, le certificat suivant en faveur de nt, Pierre, Chéri : « Je me plais à reconnaître que M. Vincent, ex-officier de l’armée, chef de bataillon de la garde nationale de Vanves, s’est dévoué dans les mémorables journées pour la défense de Paris, avec deux cent cinquante hommes qu’il a réunis sous son commandement, qu’il est impossible de déployer plus de zèle, d’intelligence et d’activité pour exécuter avec succès les missions que je lui ai données le 30 juillet et le 1er août. Je recommande d’une manière particulière M. Vincent à l’esprit de justice qui caractérise la Commission des récompenses nationales. » Il signa en faveur de Baudry, Auguste, Pierre le certificat suivant : « Nous, colonel Zimmer, chef d’état-major général à l’Hôtel de ville le 29 juillet, certifie que M. Baudry, capitaine de mon état-major, [est] le premier qui se soit présenté en uniforme, par ordre de M. le général Dubourg, pour prendre le commandement, sous mes ordres, du mouvement militaire qui a eu lieu audit Hôtel de ville et je dois justement déclarer que : premièrement, il a organisé, inspecté et commandé les cinq cents hommes destinés à la prise du Louvre. Deuxièmement, les trois cents hommes de renfort envoyés pour la prise des Tuileries. Troisièmement, les six cents hommes partis de l’Hôtel de ville avec une pièce de quatre pour la barrière des Bonshommes pour s’opposer à l’entrée des Suisses. Quatrièmement les trois cents hommes de renfort, demandés par M. le colonel Jorry à la barrière d’Enfer, à l’annonce de l’arrivé du 2e régiment suisse, venant d’Orléans. Cinquièmement, commandé les cinquante hommes partis de l’Hôtel de ville pour empêcher l’évasion de malfaiteurs de La Force et de Bicêtre, avec ordre de faire feu en cas de résistance après sommation ce qui fut exécuté. Qu’en un mot l’envoi des forces partant de l’Hôtel de ville n’ont été organisées, désignées, envoyées et commandées sur tous les points de la capitale que par mes ordres, mis à exécution par ledit capitaine Baudry. Que le 29, sur les 11 heures du soir, le gouvernement provisoire ayant eu connaissance que l’Hôtel de ville devait être attaqué, la conduite tenue par ledit M. Baudry me détermina à lui confier le poste le plus important et que si l’attaque n’a pas eu lieu, il faut l’attribuer à la précision des ordres donnés par lui et ponctuellement exécutés dans cette occasion comme dans d’autres, n’ayant pas craint d’exposer sa vie, soit en donnant des ordres soit en faisant lui-même des rondes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Déclarant en outre que le mérite de cet officier, d’après sa belle conduite, peut être mis à l’égal de celui des personnes qui réellement se sont le plus distinguées, ce qui doit déterminer le gouvernement à récompenser cet officier, qui, sous tous les rapports, peut le servir si utilement. » Il signa, le 17 septembre 1830, pour le même Baudry, le certificat suivant : « Je certifie et atteste que M. Baudry est une des premières personnes qui soient entrées à l’Hôtel de ville, le 29 juillet, et, chargé comme secrétaire général de la direction de l’état-major général, M. Baudry s’est montré le plus zélé, le plus courageux et a rendu tous les services qui dépendaient de lui. Cet officier mérite tout ce qu’un homme d’honneur peut mériter. La croix des braves ne saurait être mieux placée que sur sa poitrine, il l’a méritée. » Il signa en faveur de Petit, Jean-Baptiste, le certificat suivant : « Je certifie qu’il en est digne et recommande à la bienveillance du prince M. Petit, ancien sous-officier au 12e léger, s’occupant maintenant des beaux-arts (dessin et peinture). Le sabre à la main, il a coopéré dans la journée du 29 à la reddition du Louvre et des Tuileries. Il s’est distingué par le zèle et l’activité qu’il a déployés près de moi pendant dix jours consécutifs étant attaché à mon état-major. » Il délivra le certificat suivant en faveur de Martigny-Desroches : « Mention honorable est accordée au détachement composé des gardes nationales et jeunesse armée des villes et villages d’Etampes, Dourdan et Saint-Arnould du département de Seine-et-Oise, sous les ordres de M. le lieutenant-colonel Martigny des Roches (sic) et qui a exécuté le mouvement ordonné sur Rambouillet par M. le lieutenant-colonel Pajol. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 10, rue Saint-Roch-Poissonnière en 1831. Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 277, 370 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris DM13 1 in dossier Collot, Charles (dans lequel il signe un ordre « pour le général Dubourg, le colonel Zimmer ») ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD4 22 pièce 5869 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Opigez, Pierre, Joseph (un certificat qu’il signe pour ce dernier) ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Dagoumel, Etienne, Joseph, Benjamin (où il apostilla un certificat délivré en faveur de Dagoumel) ; Archives de Paris VD6 631 n° 1 in dossier Léger, Robert, François (copie d’un ordre de mission qu’il donne à ce dernier), idem in dossier Milon, Augustin, Casimir, Henry (où il apostillait la demande de ce dernier pour avoir « puissamment contribué au succès des dernières journées de Juillet ») ; Archives de Paris VK3 54 in dossier Vincent, Pierre, Chéri ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/71 in dossier Petit, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise, in dossier Martigny-Desroches ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Fluteau, Louis, Prosper (où il signe un certificat en faveur de ce dernier) ; Archives nationales F/1dIII/89 in dossier Gastineau, Frédérich (où il apostille un certificat en faveur de ce dernier) ; Archives nationales F/1dIII/94 in dossier Masson, Jean (pour lequel il signa un certificat) ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries, décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830, in dossier Bleton, Alexandre ; Archives de la préfecture de police AA 370 in dossier Aulard fils, Pierre (pour lequel il signe un certificat comme quoi il a été attaché à l’état-major) ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Barbey, Théodore (pour lequel il signe un certificat comme quoi il a travaillé à l’état-major), idem in dossier Baudry, Auguste, Pierre, idem A AA 376 in dossier Capron, Pierre, François (où on trouve ce billet : « Reçu de M. Vimeux deux paquets d’impression. » Paris le 30 juillet 1830, le colonel d’état-major de la garde nationale : Zimmer ; aussi deux certificats délivrés en faveur de Capron) ; Archives de la préfecture de police AA 385 in dossier Devilleneuve, Jean, Quérémont (pour lequel il signe un certificat pour attester sa participation au bon maintien de l’ordre au château de Saint-Cloud) ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Haymonet, François, Bonaventure (pour lequel il signa un certificat) ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Martigny des Roches ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Massol, Louis, Amédée, Hippolyte (la copie d’un ordre qu’il donna à ce dernier) ; Archives de la préfecture de police AA 405 in dossier Olard, Louis, Joseph (pour lequel Zimmer signe un certificat).

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