Carpentier, Louis, Auguste

Biographie


Né vers 1799 à Couvriers illisible (Pas-de-Calais). Ex-employé mais officier en retraite in Archives de la préfecture de police AA 376. Il s’illustra à l’Hôtel de ville, au Louvre, aux Tuileries et à Rambouillet. Il reçut, après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés ; mais vingt ou deux cents francs in Archives de la préfecture de police AA 376) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il ne présenta aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il signa, 14 septembre 1830, le certificat suivant qui constatait les circonstances dans lesquelles Thomas, Jacques, Nicolas avait été tué : « Je soussigne et déclare avoir été présent et témoin de la mort du nommé Thomas, Jacques, Nicolas, demeurant à Paris, rue Saint-Florentin n° 17, devant le Louvre, en défendant la cause de la liberté, étant en embuscade sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois d’une balle qu’il a reçue au-dessus de l’œil droit, journée du 29 juillet et dont il expira sur-le-champ, de 11 heures à midi. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), pour solliciter la Croix de Juillet et un emploi. Il était de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Carpentier, Louis, Auguste, ex-employé, s’est conduit bravement à l’affaire du 29 juillet, rue de Richelieu, lors de la prise du canon, et qu’il s’est conduit avec un courage digne de lui et d’un bon Français, en affrontant tous les dangers, s’étant trouvé rue de l’Echelle, de Rohan, Saint-Louis, où nous avons eu plusieurs de nos braves défenseurs tués près de nous, en défendant la cause de notre liberté. Nous avons même transporté à l’ambulance nos malheureux camarades blessés. » Signé, le 12 août 1830 : Delacroix, lieutenant de la légion du Doubs n° 23 (??), demeurant 54, quai des Orfèvres. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Carpentier, Louis, Auguste, rue de la Tannerie n° 10, s’est conduit bravement pendant les journées de Juillet. Il s’est particulièrement distingué à la prise du Louvre et s’est offert, un des premiers, pour faire le service du palais et le préserver du désordre. Sa bonne conduite, sa modération, le zèle et l’intelligence qu’il a montrés depuis dans tous les postes où il a été employé comme garde national, pour maintenir la tranquillité publique sont des titres de recommandation auprès de tous ses concitoyens. Il s’est porté à Rambouillet l’un des premiers, pour achever de chasser l’ennemi. Il a droit à une inscription dans son arrondissement sur les contrôles de la garde mobile, dont il a fait le service exactement auprès de notre mairie et j’atteste qu’il a justement mérité les distinctions et avantages qui sont et seront accordés à tous les braves défenseurs de la patrie. » Signé, le 11 août 1830 : Viguier, Auguste (voir ce nom), adjoint au maire. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Carpentier s’est toujours trouvé au premier rang dans les journées de Juillet et qu’il a été à Rambouillet et a manifesté l’intention de faire partie de la garde nationale mobile. M. Carpentier a toujours été employé comme sergent. » Signé : Rougeot (voir Rougeot, Claude), major de la IVe légion de la garde nationale. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Carpentier a fait avec exactitude le service au musée dans la journée du 29 juillet, depuis 1 heure jusqu’au lendemain à midi 30 juillet. M. Carpentier a rempli les fonctions de sergent, sous les ordres de M. l’adjudant-major Rougeot et de M. Viguier, officier de la garde nationale et actuellement adjoint du maire du (ancien) IVe arrondissement. » Signé, au musée du Louvre, le 12 août 1830 : Cailleux (voir Cailleux, Alphonse, Achille, Alexandre). Il signa, le 15 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Barassat, François : « Je certifie avoir vu, dans la journée du 28 juillet, le nommé Barassat, qui était armé d’un fusil et faisant feu sur la troupe. J’ai rencontré le dit Barassat dans la rue du Mouton et sur la place de Grève ; il pouvait être 3 ou 4 heures de l’après-midi. » En 1831, il était officier au 67e de ligne. Il était indiqué comme étant dans une situation de fortune médiocre sur les fiches de la Commission des Réclamants. Il demeurait 10, rue de la Tannerie en 1830. Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Thomas, Jacques, Nicolas ; Archives de la préfecture de police AA 371 in dossier Barassat, François ; Archives de la préfecture de police AA 376.

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