Cholet, Toussaint
Biographie
Né le 27 pluviôse an II dans son acte de naissance (15 février 1792 est-il écrit dans son dossier alors qu’il s’agirait plutôt de 1794) à Vouvray (Indre-et-Loire), fils de Cholet, Toussaint, jardinier, et de Janvier, Anne, son épouse. Entré au corps de dragons le 12 janvier 1814, venant de la gendarmerie, dans laquelle il servait depuis le 16 avril 1813. Il fit la campagne de Saxe en 1813 et celle de France en 1814. Négociant en vins en 1830. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Le 27, a combattu à la rue Saint-Honoré. Le 28 et le 29, a organisé et armé ses ouvriers, qu’il envoya combattre à Paris pendant qu’il organisait la garde nationale et faisait arborer le drapeau tricolore à Charenton malgré les autorités locales. A intercepté une correspondance du ministre qui portait aux troupes l’ordre de marcher sur Paris. Cet ancien militaire avait déjà mérité la décoration en 1814. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 17 décembre 1830, à six voix pour la croix, deux voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Capitaine de la garde nationale de Charenton, il reçut la croix de la Légion d’honneur le 2 mars 1831. On peut lire dans son dossier de la Légion d’honneur cette lettre, en date du 21 février 1831 : « […] Réclame la croix de la Légion d’honneur, qu’il dit lui avoir été accordée le 10 février 1814 à la bataille de Champaubert. Ce n’est donc pas réellement comme officier de la garde nationale qu’il réclame ; il fonde sa demande sur ses services militaires. M. Cholet a fait, en qualité de gendarme d’élite et de dragon dans la garde impériale les campagnes de 1813 et de 1814. Il a été blessé dans cette dernière. Il affirme avoir reçu du général Letort un certificat constatant que la croix de la Légion d’honneur lui avait été accordée par l’Empereur ; ce certificat à été perdu part suite d’événement militaire. La demande du sieur Cholet est appuyée par les lieutenants-généraux Gourgaud et Roquet. Le préfet de la Seine, consulté, a fait une réponse favorable. Il s’agit donc d’une confirmation de croix de la Légion d’honneur et non d’une demande formée par un officier de la garde nationale à l’effet de l’obtenir. M. le ministre pensera peut-être que l’examen de cette réclamation appartient à M. le grand chancelier de la Légion d’honneur. » Il mourut le 19 janvier 1865. Il demeurait 79, rue des Carrières à Charenton-le-Pont en 1830-1831. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois sous le nom de Chollet, Toussaint, la deuxième sous le numéro 821) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VK33 Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, propositions honorifiques du 20 janvier 1831 (sous le nom de Chollet, Toussaint), idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 17 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques (sous le nom de Chollet, Toussaint) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIV/C/9, dossier de la Légion d’honneur ; Base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/530/63.