Collin, Etienne

Biographie


Né vers 1776 à Cirey-sur-Blaise (Haute-Marne). Employé au journal le Temps. Il ne fit aucune demande auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa, conjointement avec Chavanne Jean Gabriel, Chanson François Henri, Germain François, Gattiker Rodolphe (voir ces nom), eux aussi employés du journal le Temps, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, adressant à la Commission, en octobre 1831, la lettre suivante : « Dans la distribution des décorations qui ont été décernées aux citoyens qui pendant les journées de Juillet ont fait preuve de patriotisme et de dévouement, la Commission des récompenses nationales n’a compris que ceux qui lui avaient adressé des demandes appuyées de pièces probantes ; aussi, ne venons-nous pas réclamer contre ce qu’elle a fait mais seulement vous demander, en vous soumettant notre conduite dans les mémorables journées, si nous n’avons pas aussi quelques droits à une distinction, que nous aurions sollicitée si nous n’avions pensé que la Commission chercherait à connaître et comprendrait dans son travail les citoyens qui, dans les diverses administrations auxquelles ils étaient attachés, avaient provoqué et secondé le mouvement. Attachés à l’administration du journal le Temps, lorsque les ordonnances parurent, sans trop calculer les suites que pourraient avoir nos démarches, nous fûmes les premiers à propager l’appel que le journal faisait à la résistance contre le pouvoir arbitraire, en répandant au milieu des groupes que nous encouragions les journaux et les proclamations sorties des presses de l’administration et en engageant les voyageurs sur les routes où les diligences passaient à répandre dans les provinces les nombreux exemplaires que nous leur remettions. Dans la journée du 27, lorsqu’un commissaire de police, accompagné de la force armée, se présenta pour saisir et briser les presses du journal, nous fûmes du nombre des citoyens qui protestèrent contre cette violation du domicile et de la propriété, nos noms recueillis par l’honorable M. Baude pour en faire usage au besoin l’étaient aussi d’un autre côté, et nous ne l’ignorions pas, par les agents du pouvoir expirant, dont la chute seule a pu nous préserver des funestes conséquence auxquelles notre conduite nous exposait car nous avons fait tout ce qu’il fallait pour être les premières victimes d’une réaction qui ne pouvait manquer d’avoir lieu si le parti que nous combattions eût vaincu. Telle a été, messieurs, la conduite que nous avons tenue. Nous vous la soumettons, en réclamant la décoration de Juillet si vous jugez que nous nous en soyons montrés dignes. Sans doute, les citoyens qui ont combattu ont mérité la récompense que la nation leur a décernée mais vous jugerez peut-être, messieurs, que ceux qui les y ont encouragés ostensiblement ont couru quelques dangers et ont aussi mérité d’avoir part à cette même récompense. Dans cette attente, etc. » A cette demande collective, était joint le certificat suivant rédigé par Baude (voir Baude, Jean, Jacques), en juillet 1830 administrateur du journal Le Temps et ainsi rédigé : « Je soussigné, déclare que dans la journée du 27 juillet, lors de la défense des presses du Temps, qui a duré de 6 à 7 heures, les signataires de la réclamation d’autre part ont coopéré avec le plus grand zèle à cette défense ; le lendemain, ils ont mis autant de courage que d’activité à répandre jusque sous les baïonnettes des soldats de Charles X les proclamations qui appelaient les citoyens aux armes ; la nuit suivante et le jeudi, ils ont établi des barricades dans le quartier et c’est uniquement parce qu’ils ne se sont pas empressés de faire valoir leurs services et d’en réclamer le prix qu’ils n’ont point été compris dans les distributions déjà faites de décorations de Juillet. » Signé, le 1er octobre 1831 : Baude, ancien administrateur du journal Le Temps. Le 7 janvier 1833, il était capitaine adjudant de place à Bourges (Cher), et donna procuration à Novince, Pierre, François, Stanislas (voir ce nom) pour gérer et administrer ses biens et finances. Il demeurait 14, rue de la Chaussée-Ménilmontant en 1831. Archives de la préfecture de police AA 378 in dossier Chavanne, Jean, Gabriel ; Minutes et répertoires du notaire Antoine, Juste, Alphonse Thomas, 15 décembre 1831-15 décembre 1886 (étude VII), MC/ET/VII/725, p. 106.

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