David, Louis, Romain

Biographie


Né le 18 novembre 1788 à Savigny-sur-Orge (Seine-et-Oise), fils de David, Louis, vigneron, et de Bazile, Perrine son épouse. Maçon. Il s’illustra à la Grève et au Louvre. Il fut blessé d’un coup de sabre à la tête et sans doute aussi d’un autre au bras droit (mais dun coup de sabre au front in Archives de la préfecture de police AA 382). Marié (avec Liblan, le 11 octobre 1809 à la mairie du [ancien] XIIe arrondissement de Paris) et père de deux enfants, il reçut un secours de cent francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 26 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Lefevre, Jean-Baptiste, né vers 1784, journalier, demeurant 119, rue Mouffetard ; Avril, Antoine, Jean-Louis, né vers 1803, journalier, demeurant 274, rue Mouffetard ; Cordey, Denis, Jean, né vers 1790, corroyeur, demeurant 15, rue des Boulangers ; Totain, Nicolas, Louis (voir ce nom), né vers 1791, fondeur en caractères, demeurant 119, rue Mouffetard. Ils attestèrent parfaitement connaître David, Louis, Romain et « savoir qu’il s’est battu les trois journées de juillet et a été blessé d’un coup de sabre à la tête au Louvre le 29 et d’un autre coup de sabre au bras droit le même jour au même endroit ». Le 19 avril devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Flaget, François (voir ce nom), menuisier, demeurant 10, rue des Charbonniers ; Cassin, Joseph, Marie, employé, demeurant 130, rue Saint-Jacques ; Thiebaut, Denis (voir Thiebault, Denis dit Valentin), porteur d’eau, demeurant 251, rue Saint-Jacques. Ils firent la déclaration suivante : « Certifions que le sieur David, Louis, Romain, ouvrier maçon, demeurant rue des Francs-Bourgeois-Saint-Marcel n° 4, et blessé d’un coup de sabre sur le front à la prise du Louvre le 28 juillet dernier (sic) est par suite de cette blessure dans l’impossibilité de continuer l’exercice de sa profession et que, ne possédant aucune ressource ni moyens pécuniaires, il se trouve réduit à la position la plus déplorable. » Il reçut un secours de quinze francs, le 25 février 1831, un secours de vingt francs, le 2 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 mars 1831, un secours de douze francs, le 13 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 17 février 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, à la Grève, où il dit avoir reçu à 2 heures après-midi un coup de crosse de fusil à la tête, qui lui a été porté par un Suisse. Le 29, a été au Louvre, a combattu deux heures sur la place du Carrousel, où il a été blessé d’un coup de sabre appliqué sur l’œil droit. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 17 février 1831, à aucune voix pour la croix, aucune voix pour la médaille et deux voix pour une mention et cinq voix pour rien. Admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 12 mars 1831, il reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il comparut, le 14 octobre 1831, devant le commissaire de police du quartier du Louvre et fit la déposition suivante : « Le 29 juillet 1830, entre 8 et 9 heures du matin, j’ai vu Besange, Claude (voir ce nom), devant le Louvre. Il était blessé au bras droit. Il me dit qu’il voulait combattre jusqu’à la fin. Je ne l’ai pas revu depuis ce moment. » Il déposa, le 12 octobre 1831, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir un secours, son habillement de garde national et la croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé David, Louis, Romain, blessé et pensionné [lire indemnisé, N.D.A.], est un brave défenseur des trois mémorables journées de Juillet, qu’il mérite pour sa bravoure la décoration et l’habillement et que l’on lui a fait un passe-droit ou un oubli. Nous lui avons signé le présent pour lui servir à sa réclamation. » Signé, le 12 octobre 1831 : Busson (voir Busson, René), blessé ; Coquel (voir Coquel, Pierre), blessé et décoré de Juillet ; Hamel (voir sans doute Hamel ou Amel, Clément), blessé. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme fortuné. En 1835, dans l’impossibilité de travailler de son état de maçon, du fait de sa blessure, plongé « dans une affreuse misère », il sollicita un secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « Cordonnier en vieux qui, ne pouvant exercer sa profession faute d’ouvrage, travaille en ce moment comme ouvrier maçon. Il est âgé de quarante-trois ans (ça ne correspond pas… seulement ce passage du préfet de police ne correspond pas, le reste est cohérent), marié, sans enfant, […] Le prix de ses journées ne peut suffire à son entretien et sa positon est des plus malheureuses. Il jouit d’une bonne réputation sous le rapport de la conduite et de la moralité. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de blessé de Juillet. Il demeurait 4, rue des Francs-Bourgeois-Saint-Marcel, quartier de l’Arsenal, en 1830-1831 ; 15, rue Neuve-Sainte-Geneviève, une chambre au loyer annuel de quatre-vingts francs en 1835. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 12 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 17 février 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/44 in dossier Besange ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes ; Archives de la préfecture de police AA 382.

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