David, Pierre, Charles

Biographie


Né le 20 mars 1789 à Vernoy (Yonne). Employé au dépôt général de la guerre. Il sollicita la décoration de la Légion d’honneur. Il était porteur de trois certificats. Le premier, signé de Basire, chef d’escadron, était ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur David, employé au dépôt de la Guerre, s’est conduit d’une manière admirable dans la journée du 29, lors de l’invasion de l’hôtel (Hôtel des gardes du corps, N.D.A) et que c’est à lui principalement que les gardes du corps doivent d’avoir conservé leurs vies et une partie de leurs effets. » Le deuxième était ainsi rédigé par Picques, géographe, demeurant 17, quai de Conti : « Je, soussigné, certifie avoir vu le sieur David, que je connais depuis longtemps comme employé au dépôt général de la Guerre, à la tête d’un fort détachement de citoyens armés qui se portaient sur le Louvre dans la journée du jeudi 29 juillet 1830. » Le troisième était signé de Lecomte, concierge au château des Tuileries, et ainsi rédigé : « Je, soussigné, concierge comptable du château des Tuileries, certifie 1°) Me rappeler parfaitement, ainsi que les hommes du château, avoir remarqué le 29 juillet vers les 4 heures un Parisien en veste et chapeau rond, armé d’un fusil, d’un sabre et d’une giberne, qui commandait un certain nombre d’hommes qui étaient comme lui amis de l’ordre et de l’humanité même envers les vaincus. 2°) Que M. David, dix minutes après, a sauvé la vie dans la cour à l’entrée du bâtiment de la rue de Rivoli, où j’ai mon logement, à un Suisse blessé que l’on transportait sur un brancard à l’infirmerie des Suisses et gardes royaux. 3°) Que sur les 4 heures un quart, un nombre assez considérable de tirailleurs, sans chefs, ayant forcé les factionnaires posés dans le bâtiment de la rue de Rivoli par ledit sieur David pour la sûreté du mobilier et des blessés, je fus invoquer son assistance et celle des hommes qui l’entouraient pour écarter d’auprès l’infirmerie voisine de mon logement des hommes étrangers à son corps, qui manifestaient des intentions hostiles contre les Suisses et les gardes royaux blessés. 4°) Que le même sieur David, ayant dit et fait reconnaître par ces hommes que ce serait ternir la gloire d’une aussi belle journée que de se porter à aucun excès contre des blessés, ils se retirèrent à ma grande satisfaction et à celle de ce commandant parisien et de son second M. Girardin. 5°) Que ces derniers et leurs camarades ont empêché, autant qu’ils l’ont pu, la dévastation du mobilier, et qu’on leur doit d’avoir mis fin au pillage des caves, lesquelles, sans eux, eussent été entièrement dévastées, c’est-à-dire vidées. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il demeurait 55, rue du Faubourg-du-Roule en 1830. Archives de Paris VK3 43.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.