Delacourtie, Joseph, Adrien, Etienne
Biographie
Né le 11 décembre 1802 à Paris. Avoué. Adjoint au maire de Melun (Seine-et-Marne). Delacourtie, Hippolyte (voir ce nom), adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales, afin de faire valoir ses droits : « Persuadé que ce sera faire un sensible plaisir à la Commission que de lui signaler le nom d’un citoyen qui a bien mérité de la nation dans les journées de juillet 1830, et dont la modestie a été un obstacle à ce que son nom parvînt jusqu’à elle, je me fais un devoir de signaler au patriotisme d’une Commission donc j’admire de plus en plus la belle conduite Joseph Adrien Delacourtie, premier adjoint dans la ville de Melun (Seine et Marne). J’ajouterai que la ville entière, témoin des services qu’il a rendu à la cause nationale ; je me réserve, si toutefois la Commission juge à propos de m’accorder une audience, de détailler de vive voix les services qui doivent appeler son attention. » Par une lettre en date du 15 décembre 1831, le préfet de Seine-et-Marne faisait ainsi savoir au ministre de l’Intérieur, et relativement à la demande déposée par son fils Hippolyte : « M. Delacourtie père, auquel j’ai dû communiquer cette demande, l’a désavouée de la manière la plus formelle, par la lettre que je joins en original. » Il adressa la lettre suivante au préfet de Seine-et-Marne et à quelle date ? : « [Attention il manque la première page, qui n’est pas photographiée…] nouvelles qu’à tout instant nous recevions de Paris, fussent accueillies avec calme, mais aussitôt que mes devoirs ont été d’aider au développement, dans notre localité, des conséquences de la glorieuse révolution de 1830, tout en secondant le zèle de mes concitoyens les témoignages éclatants de leur patriotisme ; seul alors chargé de l’autorité municipale, je me suis trouvé dans la nécessité de parer à ce que le désordre ne succédât pas à cette joyeuse manifestation et à ce que la malveillance ne s’en emparât pas pour fomenter des troubles. Un instant, nous avons pu les craindre. J’ai, dès leurs principes, contribué à les réprimer ; des menaces contre mon existence réitérées plusieurs jours n’ont pas paralysé mon dévouement et, quoique averti des dangers que je pouvais courir, je les ai affrontés en me transportant au milieu de l’émeute sur un des ponts de la ville, où les perturbateurs vociféraient l’intention de me jeter dans la rivière ; mais ces faits, ceux subséquents qui se rattachent à la dévastation de la forêt de Fontainebleau sont étrangers à tous ceux des trois journées de Juillet, et si j’ai fait le vœu intérieur d’une distinction honorable, je j’ai pu porter mes regards secrets que vers celle qui peut récompenser près de quarante ans de bons et loyaux services, tant dans les corps et administrations militaires que dans les administrations financières et en définitive dans l’administration municipale de Melun, où je remplis depuis huit années les fonctions de premier adjoint. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il demeurait 22, rue Sainte-Anne en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Marne. Si son père est Delacourtie, Adrien, Joseph, Hippolyte, né à Paris le 27 septembre 1773, ancien avoué, il a un dossier in Archives nationales F/1dIV/D/6, où il demande, en 1833, la Légion d’honneur.