Delanglard, Marie, Edouard

Biographie


Né le 9 janvier 1797 à Paris. Sans doute chirurgien, en 1815, de la garnison de Vincennes sous les ordres du général Daumesnil. Il fut reçu médecin le 4 juillet 1826 à la faculté de Paris. Il soigna les blessés dans le quartier de Rivoli. Il établit une ambulance à l’hôtel de Berlin, rue des Frondeurs, puis rue des Pyramides. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il fut décoré de la croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Dalanglard, Marie, Edouard sur les listes du Bulletin de lois). Il signa, pour établir les droits de Chauvelot, Charles-Philibert à une décoration, une Relation de la conduite du sieur Leborne dans la journée du 29 juillet, ainsi rédigée : « Le sieur Leborne, ne voulant pas employer contre ses concitoyens les armes que la patrie lui avait confiées, voyant d’ailleurs les troupes de l’ex-Garde royale massacrer le peuple parisien, demanda des habits bourgeois et des armes pour se mêler aux groupes de citoyens qui luttaient contre la force armée. Il fut rencontré dans la rue Saint-Honoré par le docteur Delanglard, à qui il demanda un habit bourgeois. Le docteur Delanglard l’emmena chez lui et échangea contre la capote et le shako de Leborne une redingote noire et une casquette ; c’est dans ce déguisement que Leborne se trouva incorporé dans la colonne de citoyens que dirigeait M. Chauvelot, avoué, rue Saint-Honoré, n° 256, et qu’il contribua par sa bravoure à débusquer le peloton de la Garde royale qui se trouvait placé sur le balcon faisant angle de la rue de l’Echelle. Ce fut alors, au coin de la rue des Frondeurs, que Leborne eut la partie moyenne de la cuisse gauche traversée d’une balle ; il fut transporté à l’hôtel de Berlin, rue des Frondeurs ; le premier appareil lui fut appliqué par le docteur Delanglard ; peu de moment après cette opération, Leborne, entendant battre la charge, voulut rejoindre les citoyens qui se battaient au coin de la rue Traversière ; le maître de l’hôtel de Berlin eut peine à retenir ce brave militaire, qui lui dit Vous nêtes donc pas français, de mempêcher daller au feu quand jentends encore battre la charge. Leborne, à peine rétabli de sa blessure a rejoint son régiment en garnison à Vincennes le 1er septembre 1830. » Il comparut, le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Moulin, Louis, Ernest, Thimothée et savoir « que ledit sieur Moulin a été blessé au bras droit sur la place du Palais-Royal le 29 juillet dernier en combattant pour la liberté ». Il signa, le 2 octobre 1830, le certificat suivant en faveur de Strebel, Charles : « Je, soussigné, Edouard Delanglard, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin de l’ambulance de la rue des Pyramides, demeurant rue Saint-Honoré n° 320, certifie avoir donné mes soins tant à l’ambulance que depuis son évacuation au sieur Strebel, Charles, demeurant rue des Francs-Bourgeois n° 19 au Marais, pour un coup de baïonnette, reçu le 28 juillet à la région du coude du bras gauche. Cette blessure a atteint l’os de l’olécrane, en sorte que la guérison a dû en être nécessairement plus longue. Le malade ne peut encore exécuter de mouvements de ce membre qu’avec beaucoup de douleurs et de difficultés. Il sera encore assez longtemps sans pouvoir se servir de ce membre. » Il signa un certificat en faveur de Duplomb, Michel, pour attester que ce dernier avait été transporté et soigné à l’ambulance de la rue des Pyramides. Il cosigna un certificat en faveur de Clotilde Blondeau, pour attester « de ses bons services, de son activité, de son adresse et de ses soins constants », qu’elle avait prodigués à l’ambulance. Il signa la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance. Il signa, le 25 octobre 1830, le certificat suivant en faveur de Maréchal, Romain : « Je, soussigné, Edouard Delanglard, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin de l’ambulance de la rue des Pyramides, demeurant rue Saint-Honoré n° 320, certifie que le nommé Maréchal, Romain, layetier, âgé de vingt-quatre ans, demeurant rue Saint-Honoré n° 331, a été reçu à mon ambulance, le 1er août présente année, pour s’y faire panser une fracture du radius du côté gauche. La blessure avait été faite le 29 juillet et la fracture n’était pas encore remise, elle provenait d’un violent coup reçu sur l’avant-bras gauche, rue Saint-Honoré près la place du Palais-Royal, ainsi que nous l’ont attesté les personnes qui nous ont amené le blessé. La fracture réduite, le blessé est venu à l’ambulance s’y faire panser jusqu’à l’évacuation de ladite ambulance et depuis ce temps (8 septembre) il s’est fait panser chez moi. Le 24 septembre, la fracture semblait bien consolidée, le blessé ne portait plus qu’une bande roulée sur le bras, il fit une chute dans un escalier, tomba sur l’avant-bras et renouvela la fracture dans le point où le cal n’était pas encore assez solide. Le déplacement était aussi considérable que lors du premier accident. Je réduisis de nouveau cette seconde fracture, le blessé a conservé les attelles jusqu’à ce jour et je pense que d’ici à peu de temps on pourra ne mettre qu’une simple bande mais le blessé devra pendant encore un mois s’abstenir de travailler dans la crainte de nouveaux accidents vers le cal. » Il signa le certificat suivant en faveur de Gobert, Nicolas (voir ce nom) : « Je soussigné Marie, Edouard, Delanglard, docteur médecin de la faculté de Paris, demeurant rue Saint-Honoré, n° 320, certifie que le 29 juillet dernier, vers les quatre heures du soir, rue Saint-Honoré, au coin de celle des Frondeurs, où j’étais occupé à panser les hommes que nous blessaient sans cesse les soldats embusqués dans les maisons du coin de la rue Saint-Nicaise et environ ; j’ai reçu dans mes bras le nommé Nicolas Gobert, âgé de cinquante-six ans, né dans les environs de Reims, marié, professant l’état de baigneur aux bains Montesquieu et demeurant rue d’Argenteuil, n° 40. Ce brave citoyen a été frappé par une balle qui lui a traversé la cuisse gauche vers la région moyenne ; la balle a frappé dans le milieu de la région du muscle couturier et est ressortie vers la région postérieure et interne de la cuisse. J’ai fait transporter ce blessé à l’ambulance que j’avais subitement formée à l’hôtel de Berlin, rue des Frondeurs et, après lui avoir appliqué le premier appareil, je l’ai évacué aussitôt à l’hôpital Beaujon. » Il signa (sous le nom de De Langlars) un certificat en faveur de Fréchot, Hippolyte, Jean pour attester les blessures qu’avait reçues ce dernier. Il délivra, le 14 mai 1831, le certificat suivant en faveur de Menard, Louis, Claude : « Je, soussigné, docteur médecin de la faculté de Paris, médecin de l’ambulance de la rue des Pyramides, certifie que le sieur Ménard, Louis, est entré à ladite ambulance le 6 août 1830, pour s’y faire traiter par nous d’un coup de baïonnette qu’il avait reçu dans la région des lombes et d’une petite plaie contuse au talon droit provenant d’une balle morte qu’il avait reçue dans cette région. Ledit sieur Menard est sorti de l’ambulance le 22 août et est encore venu à nos pansements externes pendant quinze jours environ. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1853. Delanglard demeurait 320, rue Saint-Honoré en 1830-1833. La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 3 août 1830-1831 ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusquau 31 mai 1833 ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Blondeau, Clotilde ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Chauvelot, Charles-Philibert ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Gobert, Nicolas ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Duplomb, Michel ; Archives de Paris VK3 44 in dossier Fréchot, Hippolyte, Jean ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale (ancien) IIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/65, in dossier Maréchal, Romain ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Moulin, Louis, Ernest, Thimothée ; Archives nationales F/1dIII/76 in dossier Strebel, Charles ; Archives nationales F/1dIV/D/7 ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Vigoureux, Jean-Marie, Antoine (pour lequel il apostille un certificat, comme « médecin de l’ambulance de la rue des Pyramides ») ; Archives de la préfecture de police AA 402 in dossier Menard, Louis, Claude.

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