Doré, Florentin
Biographie
Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il apostilla, en 1831, la lettre de Hemard, Louis, François, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants. Il signa, le 1er août 1831, le certificat suivant en faveur de Monnier, Jacques, François, Antoine, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés, combattants et décorés de Juillet, certifient que le sieur Monnier, Jacques, François, Antoine, ouvrier chez M. Payen, manufacturier, et demeurant rue de Sèvres n° 57 à Vaugirard, a fait partie des braves qui, le 29 juillet 1830, ont concouru, les armes à la main, à la prise de la caserne de Babylone ; que s’il n’a pas été décoré, comme nous l’avons été, il ne peut l’attribuer qu’à ce qu’il a négligé de faire valider ses droits en temps utile. Ils attestent en outre qu’après cette glorieuse journée il a donné de nombreuses preuves de son dévouement à la cause nationale, notamment le 30 juillet où il a contribué à couper le passage à vingt-sept hommes de cavalerie de la garde royale, qui ont déposé les armes entre les mains du chef de poste du pont de Grenelle et que de là ont été conduits à Vaugirard, puis à l’Ecole militaire. Le sieur Monnier a d’ailleurs fait preuve dans les grandes journées de patriotisme le plus pur et d’un courage distingué. » Il signa, le 1er octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Moine, François, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, déclarons, dans le but de rendre hommage à la vérité, que le nommé Moine, François, ouvrier à Grenelle, âgé de vingt-deux ans, employé chez M. Paulet, manufacturer, a pris avec nous les armes pour voler à la défense de la liberté, qu’il s’est comporté dans diverses actions, surtout à la prise de Babylone, avec le plus grand courage et que s’il n’a pas obtenu la récompense qu’il méritait comme nous c’est que ses réclamations ont été tardives. » Il signa, le 1er août 1831, le certificat suivant en faveur de Rose, Jean-François, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Les soussignés, combattants et décorés de Juillet, certifient que le sieur Rose, Jean-François (sic), ouvrier chez M. Payen, manufacturier et demeurant rue Fondary n° 6 à Grenelle, a fait partie des braves qui, le 29 juillet 1830, ont concouru, les armes à la main, à la prise de la caserne de Babylone ; que s’il n’a pas, comme nous, été décoré pour cette action, il ne peut l’attribuer qu’à ce qu’il a négligé de faire valider ses droits. Ils attestent en outre qu’après cette glorieuse journée il a donné de nombreuses preuves de son dévouement à la cause nationale, notamment le 30 juillet où il a contribué à couper le passage à vingt-sept hommes de cavalerie de la garde royale qui ont déposé les armes entre les mains du chef du poste du pont de Grenelle et qui de là ont été conduits à Vaugirard puis à l’Ecole militaire. Le sieur Rose a d’ailleurs fait preuve, dans les grandes journées, du plus pur patriotisme et d’un courage distingué. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la sous-préfecture de Sceaux, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours en 1850, un secours de soixante francs en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait chez M. Payen à Vaugirard en 1831 ; rue de la Croix-Nivert à Grenelle en 1849 ; 40, rue Mademoiselle à Grenelle en 1850 ; 24, rue Mademoiselle en 1851 ; 27, rue de la Croix-Nivert en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris DM13 1, sous-préfecture de Sceaux, état des sommes payées aux citoyens décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, en vertu de la décision du 23 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Hemard, Louis, François ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Monnier, Jacques, François, Antoine ; Archives de la préfecture de police AA 403 in dossier Moine, François ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Rose, Jean-François.