Dufour, Martin, Gervais
Biographie
Né le 13 avril 1793 (mais une fois sur deux le 13 avril 1783 in Archives nationales F/1dIII/36 et aussi in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé ; bien le 13 avril 1793 in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Gisors (Eure), fils de Dufour, Jean, Martin, cordonnier, et de Rousssel, Marie, Madeleine, Susanne son épouse. Ancien militaire, totalisant dix années de service, devenu cordonnier. Il fut blessé d’un coup de feu qui lui traversa l’avant-bras gauche, le 28 juillet vers 14 heures. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, médecin du bureau de charité du (ancien) VIIe arrondissement, certifie que le sieur Dufour, Martin, Gervais, cordonnier, rue et place de l’Hôtel-de-Ville n° 21, a été blessé par une balle qui lui a traversé le milieu de l’avant-bras gauche le 28 juillet dernier à 2 heures du soir, en défendant la patrie. » Signé, le 2 août 1830 : Dornier, médecin. Une apostille dans son dossier nous apprend qu’il était recommandé par Bourgeois (voir ce nom), maire du (ancien) Ve arrondissement. Marié et père de trois enfants, il reçut un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fit partie avec Bicheroux Pierre Denis Nicolas, Lepage Jean-Baptiste, Coulombier Thomas, Garnier dit Pagès Etienne Joseph Louis, Pagès Louis Antoine, Cordier François Simon, Mansais Jean-François, Laurent Adolphe Désiré, Bastide Jules, Mazure Jacques, Moineau Edme Charles, Beaudoin (voir Baudoin, Louis, Noël ?) et Wervort des quatorze membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour le (ancien) VIIe. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Admis dans la 3e classe des blessés, il fut pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes, et, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive. Il reçut un secours de trois cents francs en 1833. En 1839, père de quatre enfants, il sollicita un secours. Les renseignements de police rapportaient sur son compte : »[…] Ouvrier cordonnier, n’ayant d’autre fortune que le produit de son travail. Il est marié et a trois enfants en bas âge. Il passe pour un homme probe, laborieux, qui s’est toujours bien conduit. » Il reçut un secours de quarante francs en 1839. En 1841, père de quatre enfants (dont un de treize ans, un de dix ans et un de trois ans), il sollicita un secours. En 1846, père de dix enfants, dont quatre étaient encore vivants et à charge, manquant d’ouvrage, toutes ses ressources étant épuisées, dans une position « des plus précaires », sa belle-mère âgée de soixante-dix ans à charge, il sollicita des secours. La police rapportait sur son compte : « […] Cordonnier, est actuellement concierge rue de Vaugirard n° 116, aux appointements annuels de deux cents francs. Il est marié et père de quatre enfants, dont un seul est à sa charge, ainsi que sa belle-mère, âgée de soixante-dix ans. La réputation est bonne. Ce ménage est bien famé. » En 1848, il sollicita un secours. On ne le trouva pas à l’adresse qu’il avait indiquée, rue du Chemin-de-Fer à Plaisance, cette rue n’existant pas selon l’administration. En 1849, la police rapportait sur son compte : « […] Cordonnier mais il manque souvent d’ouvrage. Il a deux enfants à sa charge. Le sieur Dufour jouit d’une petite pension comme ancien militaire. Il est propriétaire de la maison qu’il habite, rue du Chemin-de-Fer n° 8, à Plaisance ; il en a fait l’acquisition au prix de deux mille francs mais il paraît qu’une partie de cette somme est encore due à l’acquéreur. Ses sentiments politiques sont modérés et sa réputation est excellente. » Il avait épousé Couturier le 14 novembre 1822 à la mairie du (ancien) VIIe arrondissement de Paris. Il demeurait 21, rue et place de l’Hôtel-de-Ville en 1830 ; 47, rue de la Vannerie en 1831 ; 21, rue et place de l’Hôtel-de-Ville en 1839 ; « au village de Plaisance », commune de Vaugirard en 1841 ; 29, rue Mazagran à la chaussée du Maine en 1846 ; 8, rue du Chemin-de-Fer à Plaisance en 1848-1849. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 20 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 22 (sous le nom de Dufour, Martin) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 50 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des cas exceptionnels du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives, liste nominative des blessés de la IIIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 78, 103 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août (une fois sur deux sous le nom de Dufour, Martin, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/54 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 8-9 état des pensionnaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, cas exceptionnels et blessés de 3e classe ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys ; Archives nationales F/15/4240; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72.