Guillou, François, Louis
Biographie
Né le 18 frimaire an IV à Paris, fils de Guillou, René et de Picard, Elisabeth, son épouse. Il fut blessé à la jambe droite alors qu’il combattait dans la rue Saint-Denis. Très gravement blessé, il reçut un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il resta quelque temps à la caserne des Petits-Pères, où il se conduisit « avec honneur et probité » selon le maire du (ancien) IIIe arrondissement. Il était porteur du certificat médical suivant, à en-tête du bataillon provisoire de la caserne des Petits-Pères : « Je certifie que le nommé François, Louis Guillou, ancien marchand de vin, commune de Montmartre, a reçu une blessure à la partie antérieure de la jambe droite, en combattant rue Saint-Denis ; que depuis le 4 août jusqu’à ce jour je l’ai continuellement pansé et qu’il a droit plus que personne aux secours accordés aux blessés. » Signé, le 20 août 1830 : Margnier, étudiant en ..., pansant les blessés de la caserne ; suivait l’apostille du docteur Saint-Martin, qui précisait que la blessure « ne sera pas guérie avant vingt jours ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. En avril 1831, il sollicitait dans ces termes la décoration de Juillet : « Sous tous les rapports, ses blessures, la perte de son état, celle de deux femmes et de sept enfants l’ayant réduit pour ainsi dire à la mendicité, lui donnent le droit irrévocable de réclamer de votre équité la récompense qui lui est due et que la loi lui accorde. » Il affirmait que les événements de Juillet avaient causé la ruine de l’établissement considérable qu’il possédait alors et qu’il avait été grièvement blessé. Il sollicita une place de sous-inspecteur dans les Eaux et Forêts. Guillou, François était en effet deux fois veuf, dont de Bardelot, Anne, Louise, Mélanie qu’il avait épousée le 7 janvier 1818 alors qu’il était marchand de vins et traiteur à Sèvres (Seine-et-Oise) ; sur l’acte de mariage, Bardelot, Anne, Louise, Mélanie est indiquée comme née le 30 frimaire an VII à Paris, fille de Bardelot, Claude, Louis et de Gardeur, Anne, son épouse. Il avait eu en tout douze enfants, dont cinq étaient encore vivants et à sa charge en 1831. Il demeurait à Sèvres en 1818 ; 9, passage d’Orsel à Montmartre en 1830 ; chez Bertrand, marchand de vins, boulevard Poissonnière extra-muros vers 1830 ; 1, rue Pigalle à la Chaussée-d’Antin en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives de Paris VK3 45 ; Archives nationales F/1dIII/57.