Jouet ainé

Biographie


Juge suppléant au tribunal de commerce de Paris. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il demeurait 30, rue Vieille-du-Temple en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Jouet aîné) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le nom de Jouet, Aimé) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement (sous le seul nom de Jouet.. Où les journaux ont-ils pris le reste ?) ; Almanach royal pour lan 1830 présenté à Sa Majesté, Paris, chez Guyot et Scribe, 37, rue Neuve-des-Petits-Champs, 1830, p. 839. Sans doute est-ce lui dont il sagit in Archives de la préfecture de police AA 406 in dossier Pasteur dEtreillis in Procès-verbal des faits qui se sont passés dans le (ancien) VIIe arrondissement les 28, 29, 30 juillet et le 1er août 1830, dans le récit que fit Pasteur dEtreillis de sa propre participation aux combats, récit était ainsi rédigé en date du 12 août 1830 : « Les principaux habitants de larrondissement se réunirent à lhôtel Saint-Aignan, rue Sainte-Avoye, chez MM. Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis) et Pagès (voir Pagès, Louis, Antoine). Au premier bruit du canon, lassemblée se sépara, chacun revêtit luniforme de garde national et courut à la mairie, doù lon partit pour semparer de tous les postes et se transporter au lieu du combat. Un grand nombre de ces citoyens dévoués se rendirent aussitôt à lHôtel de ville et y prirent position. La garde royale arriva, suivie de lartillerie. M. Marchand (voir Marchand, Louis, François) savança, avec deux gardes nationaux et le sergent Debeine, pour parlementer et éviter leffusion de sang : ils furent accueillis par une décharge de mousqueterie, qui renversa deux gardes nationaux et plusieurs autres citoyens. Le canon ayant été ensuite tiré à mitraille, on fut obligé dabandonner le poste et de se replier dans les rues. Les habitants du quartier y firent la guerre, en tirailleurs jusquà 2 heures du matin, moment où la troupe fut obligée de se retirer. Quelques instants avant cet engagement, sur lexhortation de M. Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), une troupe de trente soldats du 50e de ligne sétait réunie à lui et était venue déposer les armes à la mairie, où elles furent distribuées ainsi que des cartouches aux citoyens qui allaient combattre. Un poste fut établi à la caserne des gendarmes délite, qui est situé rue des Francs-Bourgeois, vis-à-vis la mairie : quelques gardes nationaux parvinrent à les sauver de lindignation du peuple qui se précipitait contre les portes ; le lendemain matin, les gendarmes rendirent leurs armes. Le citoyen Mancey (voir Mansais, Jean-François) commandait ces gardes nationaux. Dès le commencement du combat, une foule de citoyens de toutes conditions se présentèrent à la mairie, demandèrent des armes et des munitions. Après deux heures de recherches on parvint à découvrir quatre cents fusils, qui furent aussitôt distribués. Ceux qui ne purent en avoir nen coururent pas moins à la défense de la patrie, en sarmant de tout ce qui se trouvait sous leurs mains. Une fabrique de cartouches fut établie chez M. Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis) et chez son frère (voir Pagès, Louis, Antoine) ; par leurs soins, il en fut confectionné vingt-cinq mille. 29 juillet. Le matin, Paris était sans chef, sans direction pour mettre un terme à cette situation funeste et parer aux maux de tout genre qui devaient en être le résultat, MM. Pagès, après avoir été chez M. Vassal (voir Vassal, Jacques, Claude, Roman), député, prendre des conseils, parcoururent larrondissement pour convoquer chez eux les principaux habitants. La réunion fut nombreuse ; personne ne craignit de sy rendre. En ce moment, on entendait des décharges continuelles dartillerie dans la direction des Tuileries. Ils exposèrent quil était urgent de nommer un gouvernement provisoire et dorganiser la garde nationale. Ces deux mesures ayant été adoptées à lunanimité, sur leur proposition, deux commissions furent choisies à cet effet par acclamation. Les citoyens qui composèrent la commission chargée de lorganisation de la garde nationale étaient MM. Marchand (voir Marchand, Louis, François), Adrien (voir ce nom), Desprez, Antoine Fessard (voir Fessart, Antoine), Lecreux. Les citoyens qui composèrent la seconde : M. Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), Pagès (voir Pagès, Louis, Antoine), Faudon, Jouet (voir Jouet), Pasteur dEtrailly (sic), Chevallier, Lahautière. Cette seconde commission fut chargée de se transporter auprès du général Lafayette, du général Gerard et du duc de Choiseul, désignés par lassemblée pour former le gouvernement municipal de la Ville de Paris. Des citoyens furent aussitôt envoyés vers dautres arrondissements, pour les inviter à sorganiser de la même manière. La députation se rendit chez M. Laffitte et offrit à M. le général Lafayette et à M. le général Gerard le gouvernement de la ville. Le général Lafayette, après avoir communiqué avec les députés rassemblés, qui confirmèrent ce choix, sempressa daccepter le commandement de la garde nationale. Le général Gerard fut nommé au commandement militaire. Une commission municipale fut sollicitée et reconnue par la députation du (ancien) VIIe arrondissement. M. Pagès, un des membres de cette députation, fut chargée par elle daccompagner le général Lafayette à lHôtel de ville. Le général y fut reçu par M. Fessard (voir Fessart, Antoine), commandant un détachement de la VIIe légion. Pendant les deux premiers jours, la VIIe légion occupa seule de poste dhonneur. Tandis que la députation du (ancien) VIIe arrondissement remplissait si heureusement son mandat, la commission chargée dorganiser la garde nationale remplissait le sien avec le même bonheur : elle sétait rendue à la mairie auprès de M. de Saint-Gobert et agissait dun commun accord avec lui. M. de Saint-Gobert, malgré ses soixante-seize ans, resta constamment à la tête de la commission municipale ; il mérite la reconnaissance générale. Honneur à lhomme de bien ! Honneur au fonctionnaire dévoué à sa patrie. Le bruit du tambour appelait les gardes nationaux de toutes parts. Les postes nombreux placés dans larrondissement protégèrent les établissements publics du quartier tel le mont-de-piété, limprimerie du gouvernement, la caisse de Poissy, les Archives. Les prisonniers de La Force sétant révoltés, de tous les postes de larrondissement on y accourut et lon réussit à empêcher une évasion qui aurait été funeste à la capitale. On tira sur quelques-uns, leur mort apaisa le trouble. Des élèves de lEcole polytechnique, qui sétaient présentés à la mairie du (ancien) VIIe arrondissement pour offrir leurs services furent envoyés sous le commandement du capitaine Chauveraux, pour sadjoindre au capitaine Fessard (voir Fessart, Antoine), qui commandait la garde du général Lafayette. Des patrouilles parties du (ancien) VIIe visitèrent les points les plus reculés de la capitale. Les premiers postes occupés par la garde nationale au milieu du danger furent commandés avec toute lardeur du plus pur patriotisme par MM. Antoni-Berau (voir Antony-Béraud), Moinery (voir Moinery, Pierre, Emile ? mais larrondissement ne correspond pas), Bourgeois, Théodore Jouet (voir sans doute Jouet aîné), Faudon, Plessy, Sabattaud, Boullard. La commission municipale qui sétait déclarée en permanence fut constamment aidée dans ses travaux avec un zèle au-dessus de tout éloge par MM. de Cormeil (voir Decormeil, Claude), Felman (voir ce nom), Riglet (voir ce nom), Antoni-Béraud (voir Antony-Béraud). Le 30 juillet. Pendant cette journée, on sempressa détablir lordre ; on reçut des secours, qui furent envoyés de toutes parts par les habitants de larrondissement pour les blessés et les ouvriers sans travail. On sempressa de les distribuer pour soulager les malheureuses victimes de ces jours mémorables. On fournit des vivres aux casernes des environs ainsi quà La Force. On continua lorganisation de la garde nationale. MM. Marchand (voir Marchand, Louis, François) et Adrien (voir ce nom), membres de la commission municipale ont apporté un zèle infatigable à la mission dont leurs concitoyens les avaient chargés. »

Jouet, Aimé.

Voir Jouet.

Jouet aîné.

Voir Jouet.

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