Jullerot, Bernard

Biographie


Né vers 1766. Il fut tué, percé de deux balles, le 28 juillet au pont d’Austerlitz. Le certificat suivant fut établi pour constater les circonstances de son décès : « Nous, soussignés, maire et adjoints du (ancien) XIIe arrondissement, certifions que le sieur Jullerot, Bernard, âgé de soixante-quatre ans, a péri, victime de son dévouement à la cause nationale dans les grandes journées des 27, 28 et 29 juillet ; qu’il laisse deux fils, Jullerot, Louis, Bernard, âgé de trente-cinq ans, négociant, ancien officier et employé par ordre du gouvernement provisoire en qualité de chef de bataillon au commandement en chef des gardes nationales mobiles de Paris, et Jullerot, Pierre, François, âgé de vingt et un ans, qui tous deux se sont également distingués dans les immortelles journées. Le sieur Jullerot père était généralement estimé, ses sentiments à la bonne cause étaient connues, ses dernières paroles en mourant furent : Le duc dOrléans... La France sera donc enfin heureuse !!... Ses deux fils méritent la sollicitude du gouvernement et la reconnaissance de la patrie. » Signé, le 6 septembre 1831 : Salleron, maire du (ancien) XIIe arrondissement, qui ajoutait « Jatteste en mon particulier que le sieur Jullerot était un homme parfaitement estimable et que chez cest moi quil fut transporté lorsquil fut atteint du coup de feu dont il est mort » ; Bricogne, Augustin, adjoint ; Gerardin, docteur en médecine ; Delanneau (voir Delaneau, Regulus, Adolphe), chef de l’institut Sainte-Barbe ; Agier, député et colonel de la XIIe légion de la garde nationale, qui ajoutait son nom « avec la plus vive émotion […] en faveur d’un si brave homme, si regrettable et si regretté » ; Disdier, commissaire de police du quartier de l’Arsenal, qui tenait à donner le « témoignage de son estime particulière pour feu M. Jullerot, sa mort fut digne de sa vie » ; Thomas (voir Thomas, Louis, Guillaume), décoré de la médaille de Juillet ; Abraham (voir Abraham, Pierre), décoré de la Croix de Juillet ; Gaut illsible (voir peut-être Gau, François), décoré de la médaille de Juillet. Son nom est sur une liste de tués résidant dans le (ancien) XIIe arrondissement. Il laissait une veuve et deux enfants, Jullerot, Louis, Bernard (voir ce nom) et Jullerot, Pierre, François (voir ce nom), autre combattant de Juillet. La retranscription de son nom fut oubliée sur les tables du Panthéon et aussi sur la colonne de Juillet. Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (une liste de morts de cet arrondissement) ; Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Jullerot, Pierre, François.

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