Jullerot, Louis, Bernard

Biographie


Né vers 1795. Ancien officier, devenu négociant. Il combattit dans les journées de Juillet. Il était le fils de Jullerot, Bernard, qui fut tué, percé de deux balles, le 28 juillet au pont d’Austerlitz, et le frère de Pierre, François, lui aussi combattant. Le certificat établi pour constater le décès de son père laissait quelques indications sur Louis, Bernard. Ce certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, maire et adjoints du (ancien) XIIe arrondissement, certifions que le sieur Jullerot, Bernard, âgé de soixante-quatre ans, a péri, victime de son dévouement à la cause nationale dans les grandes journées des 27, 28 et 29 juillet ; qu’il laisse deux fils, Jullerot, Louis, Bernard, âgé de trente-cinq ans, négociant, ancien officier et employé par ordre du gouvernement provisoire en qualité de chef de bataillon au commandement en chef des gardes nationales mobiles de Paris, et Jullerot, Pierre, François, âgé de vingt et un ans, qui tous deux se sont également distingués dans les immortelles journées. Le sieur Jullerot père était généralement estimé, ses sentiments à la bonne cause étaient connues, ses dernières paroles en mourant furent : Le duc dOrléans... La France sera donc enfin heureuse !!... Ses deux fils méritent la sollicitude du gouvernement et la reconnaissance de la patrie. » Signé, le 6 septembre 1831 : Salleron, maire du (ancien) XIIe arrondissement, qui ajoutait « Jatteste en mon particulier que le sieur Jullerot était un homme parfaitement estimable et que chez cest moi quil fut transporté lorsquil fut atteint du coup de feu dont il est mort » ; Bricogne, Augustin, adjoint ; Gerardin, docteur en médecine ; Delanneau (voir Delaneau, Regulus, Adolphe), chef de l’institut Sainte-Barbe ; Agier, député et colonel de la XIIe légion de la garde nationale, qui ajoutait son nom « avec la plus vive émotion […] en faveur d’un si brave homme, si regrettable et si regretté » ; Disdier, commissaire de police du quartier de l’Arsenal, qui tenait à donner le « témoignage de son estime particulière pour feu M. Jullerot, sa mort fut digne de sa vie » ; Thomas (voir Thomas, Louis, Guillaume), décoré de la médaille de Juillet ; Abraham (voir Abraham, Pierre), décoré de la Croix de Juillet ; Gaut illsible (voir peut-être Gau, François), décoré de la médaille de Juillet. Après la révolution, il employé par ordre du gouvernement provisoire en qualité de chef de bataillon au commandement en chef des gardes nationales mobiles de Paris. Il signa, comme « ex-commandant de la garde nationale de Paris, demeurant 1, rue Lesdiguières » le certificat suivant en faveur de Targe, Jean-Louis et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, habitant de la ville de Paris, certifions que le sieur Targe, Jean-Louis, demeurant à Paris, rue de Lesdiguières n° 4, a combattu pendant les journées de juillet 1830 avec un courage digne d’éloges. Je l’ai notamment vu toute la journée du 28 à l’Hôtel de ville, au faubourg Saint-Antoine et au pont d’Austerlitz et le 29 à la prise du Louvre et des Tuileries, où il s’est fait constamment remarquer par sa bravoure et son intrépidité. » Archives de la préfecture de police AA 395 in dossier Jullerot, Pierre, François ; Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Targe, Jean-Louis.

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