Laforest, Auguste
Biographie
Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, déclarons unanimement que M. Auguste Laforest, commis chez M. Quentin, négociant rue Coquillière, n° 7, s’est conduit très honorablement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet. Que, le 27 au soir, il s’est rendu place de la Bourse, qu’il a contribué à désarmer les gendarmes et qu’il a ensuite distribué de la poudre et prêté des armes. Que, le 28 à 10 heures du matin, se rendant armé aux Petits-Pères, il aperçut place des Victoires, un groupe, s’y joignit et partit avec lui pour aller à la mairie du Ve arrondissement. Que, là, le sieur Laforest ayant été désigné par plusieurs citoyens pour commander il fit envahir la mairie, garder les issues et signifier au maire qu’il avait à remettre les armes qui étaient en son pouvoir. Que, sur son refus, il enfonça les portes, lui mit le pistolet sous la gorge et le força à les donner. Qu’ensuite il fit respecter les localités et le tronc des pauvres, que menaçaient plusieurs individus irrités de la résistance du maire. Nous attestons en outre que le sieur Laforest a été un des premiers à faire les barricades de la rue Coquillière. Qu’il a forcé plusieurs propriétaires de ladite rue à monter des pavés chez eux et à suivre son exemple. Qu’enfin il s’est constamment tenu à la Grève, rue Saint-Honoré, au Louvre et partout où la présence des défenseurs des libertés publiques était nécessaire. » Signé, le 5 août 1830 : Barrau, demeurant 36, rue Coquillière ; Marone, Charles, demeurant rue Coquillière ; Delebourse, demeurant 30, rue Coquillère. Duchesne, demeurant 9, rue Saint-Joseph, ajoutait attestait que Laforest lui avait prêté des armes. Quentin, commissaire délégué du (ancien) IVe arrondissement, certifiait l’exactitude des faits énoncés dans le certificat. Il était le fils de Laforest père. Archives nationales F/1dIII/60.