Lefrançois
Biographie
Il était élève de l’Ecole polytechnique en juillet 1830. Il commanda un détachement qui occupait le château de Saint-Cloud, le 31 juillet. Il nomma Marcelot « sergent » selon le certificat de notoriété signé en faveur de Mullois. Il attesta avoir eu Vautrin, François, Casimir sous ses ordres à Saint-Cloud. Son certificat était signé depuis Le Havre. Il signa un certificat en faveur de Gachet, Etienne, pour attester que ce dernier était avec lui à Saint-Cloud du samedi 31 juillet au 3 août et qu’il s’y était conduit « en brave citoyen ». Opigez, dans le récit qu’il fit de sa propre conduite et adressa à la Commission des récompenses nationales, invoquait son témoignage pour attester sa propre conduite. Selon le rapport que fit, en date du 15 février 1831, Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, il était du nombre de ceux dont Lannoy disait qu’ils « ont pris en uniforme une part extrêmement active aux journées de Juillet mais sans combattre, soit en gardant des postes éloignés, allant chercher de la poudre et me paraissant avoir mérité la médaille ». Il signa, le 26 août 1830, le certificat suivant en faveur de Dubocq, Louis : « Je, soussigné, certifie que le nommé Dubocq, Louis a marché avec moi le samedi 31 juillet sur Saint-Cloud, malgré des blessures, l’une à la jambe l’autre à la main, reçues dans les journées précédentes. Il s’est comporté en brave citoyen, rétablissant l’ordre lorsque le château a été évacué par les troupes et montant les gardes avec vigilance. » Il signa, le 20 août 1830, le certificat suivant en faveur de Petit, Jean-Baptiste : « Nous, élèves de l’Ecole polytechnique, commandant les compagnies des braves citoyens qui, le 29 au matin, se sont formés en colonne sur la place de l’Odéon pour se porter sur la caserne des Suisses rue de Babylone et s’en rendre maîtres, certifions à qui il appartiendra que M. Petit, ancien sous-officier au 12e léger, est un des citoyens qui avec sa troupe occupaient déjà le Louvre et les Tuileries au moment où nous y arrivâmes ; que c’est d’après son zèle et au milieu du péril que nous avons fait cesser le feu qui déjà se dirigeait sur le château, ignorant entièrement que nos frères de la journée du 29 nous y avaient précédés. Certifions en outre que M. Petit depuis le 29 au soir jusqu’au jour de la transfération de l’état-major général la rue du Mont-Blanc, n’a cessé s’y soutenir sa constance patriotique pour le triomphe de la cause de la liberté et de l’ordre public. » Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 212 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Gachet, Etienne ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Opigez, Pierre, Joseph ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Dubocq, Louis ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Mullois, Louis, Constant ; Archives nationales F/1dIII/71 in dossier Petit, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/78 in dossier Vautrin ; Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Mabille, Auguste, Pierre (un certificat dans lequel Marcellot, Hugues se dit « nommé sergent par Lefrançois, élève de l’Ecole polytechnique »). Le prénom semble être Alfred ? Pourquoi n’est-il pas décoré de la Croix de Juillet ?