Lemoine, François, Léonard

Biographie


Né le 18 décembre 1812, fils de Lemoine, Augustin, Louis et de Cerdule, Josèphe, Colin ; il était le frère de Lemoine, Charles, Augustin (voir ce nom), autre combattant de Juillet. On trouve dans le dossier de son frère, les indications biographiques suivantes concernant sa famille : « […] Ce jeune homme a pour antécédent d’avoir eu son grand-père paternel qui a fait la guerre dite de Sept-Ans, qui a été un sincère et dévoué patriote de 1789, à qui les Autrichiens ont fait subir onze mois de prison pour s’être opposé à la reddition de la place de Valenciennes, dont il était un administrateur du district et en faveur duquel l’Assemblée nationale a porté un décret qui constituait en représailles plusieurs otages, qui a enfin été ruiné complétement par les dévastations de la guerre pendant que son fils et deux de ses beaux-fils, tous trois capitaines, faisaient la guerre dans la Vendée, où l’un d’eux a été tué au siège d’Angers. Il a aussi pour antécédents que son grand-père maternel, aussi patriote dévoué de 1789, qui a été nommé juge au tribunal d’Anvers pendant l’occupation de la Flandre par les Français, avait aussi été ruiné complétement par les désastres de la guerre. Il a encore pour antécédent que son père, qui a été ruiné comme toute sa famille et pour les mêmes causes, a été chef de bataillon en 1797, qu’ayant donné sa démission (pour une de ces causes que les ennemis des patriotes suscitent facilement aux militaires), il a redemandé et réobtenu, le 24 messidor an VII, du servie en vertu de la loi du 14 messidor même année ; mais que renvoyé dans ses foyers pour attendre son appel, il n’a pu, depuis cette époque et malgré ses nombreuses demandes, ni obtenir la demi-solde comme tous ses camarades qui n’ont pas plus d’ancienneté de services que lui ni d’activité ; qu’il a même renouvelé sa demande de demi-solde au roi, le 6 septembre dernier, qui a été renvoyée de suite au ministère de la Guerre, au maréchal Gerard le 7 novembre suivant, au maréchal Soult le 21 du même mois de novembre, mais que toutes ces demandes sont restées jusqu’à ce jour sans réponse. » Lemoine, François, Léonard déposa, par l’intermédiaire de son père, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Son père adressa en effet la lettre suivante à la Commission : « Ma correspondance avec messieurs les commissaires délégués pour recueillir les événements de Juillet, depuis le 15 août 1830, et particulièrement la correspondance que j’ai entretenue depuis cette dernière époque avec M. Guyot (voir Guyot, Jules), commissaire pour le (ancien) Xe arrondissement, n’ayant point amené le résultat que j’en attendais pour mon jeune fils François, Léonard Lemoine, né le 18 décembre 1812, qui avait participé aux trois journées en en suivant les mouvements, en se portant à la prise de la caserne de Babylone et en confectionnant des barricades, enfin en s’engageant, le 3 août 1830, dans le 1er régiment de la Charte (ailleurs le père parle du 1er régiment de la Charte) pour soutenir le résultat de ces trois journées mémorables. La médaille avait été promise à ces premiers enrôlés et ce jeune homme, qui n’avait point encore seize ans (sic), n’ayant rien obtenu et ayant été incorporé dans le 17e régiment d’infanterie légère où il est actuellement dans la compagnie des voltigeurs du 1er bataillon en garnison vraisemblablement à Nancy ; Je viens de nouveau vous supplier de lui accorder une décoration pour que son patriotisme et son dévouement à la cause nationale soient constatés et puissent lui servir à se glorifier à l’avenir d’avoir toujours professé et mis en pratique des sentiments conformes à ceux de toute sa famille, qui a été ruinée par son dévouement à cette même cause. » On trouve dans son dossier un certificat ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Lemoine, Alexandre était au poste de Montreuil (illisible) la nuit du 29 juillet 1830. » Signé, le 25 juillet 1831 : illisible, marchand de vins, demeurant 221, rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il demeurait rue du Cherche-Midi en 1831. Archives de la préfecture de police AA 398 dans son propre dossier et aussi dans le dossier de son frère Lemoine, Charles, Augustin.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.