Milon, Augustin, Casimir, Henry
Biographie
Né le 9 juin 1787 à Paris, fils de Milon, Vincent et de Cadier, Catherine, son épouse. Entré à l’Ecole de trompettes le 1er vendémiaire an IX à Versailles, trompette au 26e régiment de dragons le 10 fructidor an X, brigadier le 1er avril 1813, fourrier le 20 octobre 1813, maréchal des logis chef le 20 mars 1814, trompette musicien aux chevau-légers de la garde royale le 1er août 1814, promu officier des dragons pendant les Cent-Jours, grade dont il ne put profiter, enrôlé volontaire comme maréchal des logis chef à la formation des hussards de la garde royale le 4 décembre 1815, nommé chevalier de la Légion d’honneur le 30 décembre 1815, redevenu maréchal des logis le 22 janvier 1816, cassé de son grade et devcenu hussard le 5 juillet 1818, en congé de réforme le 20 septembre 1818, sans pension ni traitement, totalisant dix-huit années de service ; il fit les campagnes de 1806, 1807, 1808 et 1809 en Allemagne, de 1810, 1811, 1812 et 1813 en Espagne, de 1814 en France ; il fut blessé d’un coup de sabre à la tête à l’affaire de Norvingen en 1806, d’un coup d’éclat d’obus à Friedland, d’un coup de feu à la rotule à la Medina en 1810. Il était préposé des douanes à Strasbourg en 1821. En 1830, il se disait « sans emploi ni fortune, victime depuis douze ans du bon plaisir et de la Congrégation ». Il donna le récapitulatif suivant de la conduite qu’il avait tenue dans les journées de Juillet : « Le 27. Sur la place du Palais-Royal, je reçus un coup de plat de sabre sur l’épaule droite et parai avec ma canne, qui en fut brisée, un autre coup de tranchant lorsque la gendarmerie fit une charge sur cette place. Le 28. Sur le boulevard Poissonnière, au moment où le 5e d’infanterie de ligne arrivait par la rue du Faubourg, je m’élançai un des premiers sur des Suisses, qui furent désarmés, sans être maltraités. Un seul, le caporal, ne voulant pas lâcher son fusil, dont il me donna du travers dans les côtes, reçut un coup de crosse dans la poitrine. Tous se réfugièrent volontairement chez le marchand de porcelaine. Le 29. Dès le matin, entouré de tous côtés par des postes de la garde royale, des Suisses, de la cavalerie et de l’artillerie, je n’ai pu sortir de chez moi, rue de l’Echelle n° 8, sans être à l’instant criblé de balles. Mais, ayant le plus contribué à faire fuir le poste établi vis-à-vis de nous, aux Bons-Enfants, malgré le canon que je criai de tourner par le flanc et qui fut pris, et malgré les Suisses que nous laissâmes derrière nous, je me portai au plus fort du feu aux Tuileries, où nos braves citoyens ne demandaient que des chefs expérimentés. Je dirigeai quelques manœuvres qui, toutes couronnées de succès, nous portèrent en avant par la rue de Rivoli et le jardin des Tuileries jusqu’aux Champs-Elysées, où l’ennemi nous envoya deux bordées de mitraille puis se retira, en fuite, sur la barrière de l’Etoile, harcelée par nos charges et de tous côtés. Alors on s’écria que des pillards se portaient au château des Tuileries pour le dévaster. Bon nombre de braves citoyens me suivirent pour y mettre le bon ordre, ce qui fut exécuté autant que possible. Aussitôt que nous arrivâmes au château, je fis de suite occuper la grille du jardin par des postes dont je choisis et nommai des chefs. Je fis placer moi-même nombre de sentinelles aux issues du pavillon Marsan, avec ordre de ne plus laisser entrer personne ni sortir aucun objet quelconque. Mais des pillards s’étant introduits par les fenêtres de la rue de Rivoli, nous ne pûmes empêcher le désordre qui, sans nous, aurait été plus considérable puisque des plats d’argent, pendules et autres objets précieux furent surpris et arrachés des mains des pillards, dont quelques-uns furent châtiés. Ces objets ont été réunis et ensuite inventoriés par M. le commissaire de police de Mazug, au château. Le 30 juillet. Ayant aperçu, en bourgeois, un des surveillants des Tuileries, qui sur ma demande m’instruisit que ses camarades et les brigadiers étaient ici, je les engageai à se réunir et venir faire le service comme par le passé, ce dont je rendis compte de suite à monsieur le major Carel (voir Carel, Eustache, Auguste), alors commandant en chef provisoire au château, près duquel j’ai fait dès ce jour le service d’adjudant-major, tout en restant commandant en chef de mes postes de la droite du jardin. Monsieur le major Carel approuva le tout, me donna l’ordre verbal de rester aussi à la tête du service des brigadiers et surveillants des Tuileries et trouva bien de faire ouvrir les grilles du jardin au public. Mais, comme je l’avais prévu, des personnes peu raisonnables entraient dans les carrés, sous prétexte de cueillir des fleurs, […] bientôt tout aurait été dévasté, abîmé, même des orangers, je me portai avec des hommes de ces postes, fit retirer les dévastateurs, plaçai des sentinelles et le tout resta intact dans le jardin. Ensuite, ayant fait nettoyer le grand corps de garde du pavillon Marsan, j’y plaçai mes postes de droite, faisant disparaître les bivouacs dans le jardin, en sorte que, le dimanche 1er août, le monde affluant aux Tuileries, trouva le bon ordre établi. […] Les factionnaires exécutant la consigne que j’avais donnée et que je surveillais avec douceur, politesse et fermeté, ce qui fut remarqué depuis le 29 jusqu’au 5 août, où le dernier de mes postes fut relevé par le 5e d’infanterie de ligne. Je ne peux taire le plaisir que j’éprouve d’avoir commandé de braves et honnêtes citoyens, dont plusieurs blessés se sont fait panser en quittant le poste et d’avoir rencontré même dans ceux des plus pauvres des sentiments nobles, délicats, une obéissance et la civilisation qui honorent le titre de Français, dont l’histoire retentira dans le monde entier. Avant l’entier nettoyage de la terrasse des Feuillants, que j’ai fait faire par les hommes de peine du château, dans une ronde de nuit, j’ai eu la botte et un peu le pied droit coupés par un tesson de bouteille ; je n’en ai pas moins continué le service jour et nuit jusqu’au 6 août. Je croyais le continuer à la tête des surveillants et leur brigadier, en récupérant le grade d’officier mais une lettre, datée du 6 août, de monsieur le lieutenant-colonel Bernard, Victor, qui a remplacé le 3 août, monsieur le major Carrel aux Tuileries, m’a annoncé que je n’avais pas été porté sur le nouveau travail de répartition pour le service du château. Par suite de fatigues, éprouvant des douleurs du coup que le 28 le Suisse me donna dans les côtes, je fus trois jours malade, obligé de garder le lit quarante-huit heures. » Il sollicitait à être admis comme officier dans la garde municipale de Paris, ville où il était né, marié et avait sa famille à soutenir. Il était parent de Millon ou Milon, Joseph, Alphonse (voir ce nom), mort des suites de la blessure qu’il avait reçue le 28 juillet rue de Tracy. Le colonel Zimmer (voir ce nom), apostilla sa demande, le recommandant pour avoir « puissamment contribué au succès des dernières journées de Juillet ». Il était porteur de plusieurs certificats. Carel, Eustache, Auguste (voir ce nom) lui délivra le certificat suivant, en date du 6 août 1830 : « Nous, soussigné, major commandant le poste des Tuileries pendant les journées des 29, 30, 31 juillet, 1er, 2, 3 août 1830, certifions que M. Milon, Augustin, Casimir, Henry, né à Paris, ancien officier de dragons, chevalier de la Légion d’honneur, a déployé sous nos yeux une activité et un zèle dignes des plus grands éloges ; qu’il a établi et organisé les différents postes qui étaient le long de la terrasse des Feuillants, qu’il en a pris le commandement et a fait faire les rondes nécessaires pour le bien du service ; que dès le 30 juillet nous lui avons ordonné d’ouvrir les grilles et rassembler les surveillants, leur faire faire le service comme par le passé. M. Milon témoigne le désir de remplacer l’ancien officier chargé du service des surveillants, nous pouvons témoigner que ce service sera fait avec zèle et exactitude s’il l’est par lui. » Victor Bernard, le nouveau commandant du château des Tuileries, en lui faisant savoir, le 6 août 1830, qu’il n’avait pas été compris dans la nouvelle réorganisation pour le service du château, lui rendait ainsi témoignage de sa conduite : « […] M. le major Carel ne m’a pas laissé ignorer combien vous avez fait preuve de zèle, de courage et de fermeté au moment où la garde nationale s’est emparé du château et combien vous avez contribué à y maintenir le bon ordre. Je me joints avec empressement à M. le major Carel pour vous rendre ce témoignage et apprendrai avec grand plaisir que le gouvernement [reconnaisse] les bons services que vous avez rendus ». Dès le 8 septembre 1830, il sollicita son entrée dans la garde municipale, expliquant : « Ayant appris que l’emploi de chef des surveillants au château des Tuileries, que j’exerçai du 30 juillet au 6 août 1830, était difficile à obtenir, que peut-être il serait supprimé et que le temps que je restai malade de fatigue et du coup que me donna dans les cotes le caporal suisse que je terrassai et pris son fusil le 28 juillet, les cadres d’officiers de la garde municipale étaient remplis, j’acceptais l’emploi de maréchal des logis. » Rumigny, de la maison militaire du roi, lui avait fait une lettre de recommandation auprès du colonel et baron Noël Girard, mais les grades de sous-lieutenant étaient déjà sans doute distribués. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il avait une fiche de secours à son nom à la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut nommé maréchal des logis à la 3e compagnie de cavalerie de la garde municipale, casernée rue de Tournon. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement (sous le seul nom de Milon sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Il reçut sa médaille le 4 juillet 1831, et son brevet le 24 août de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, en tant que décoré, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il signa, comme organisateur du poste de la grille du pont tournant des Tuileries, un certificat en faveur de Cornu, Jean-Baptiste, Marie, pour attester la présence de ce dernier dans les effectifs présents pour la défense du poste depuis le 30 juillet jusqu’au 3 août. Il signa, le 20 août 1830, le certificat suivant en faveur de Schwartz, Herman : « Je, soussigné, chef organisateur des postes de la droite du jardin des Tuileries, terrasse des Feuillants et pavillon Marsan, déclare que le sieur Schwartz, Hermann, cordonnier, rue Beaubourg, n° 14, a, sous mes yeux, depuis le 29 juillet dernier jusqu’au 4 août inclus qu’il est resté au poste de la grille des Pyramides, sous mon commandement au jardin des Tuileries, déployé un courage, un zèle et une activité dignes de grands éloges, que le 29, lui ordonnai de se mettre à la tête d’une vingtaine d’autres et de s’emparer de la pièce de canon au coin de la place du Carrousel près la rue de Rohan, en la tournant par le flanc, ce qui fut exécuté. Lorsque nous nous portâmes sur le château, qu’ayant saisi une caisse, il battit la charge en avant, qu’étant au susdit poste faisant fonction de caporal, lui ayant ordonné de faire une ronde, il arrêta à 11 heures et demie dans la nuit du 29 au 30 un pillard qui voulait enlever des objets précieux du château et qui se sauva en laissant tomber son paquet, qui fut apporté au poste et plus tard remis et inventorié par M. le commissaire Mazug. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il protestait dans une lettre en date du 14 septembre 1831, contre « l’injustice plus que criante du sieur Betou fils (voir Bétou, Edouard, François), alors commissaire pour le (ancien) Ier arrondissement de Paris, qui m’a allégué pour mauvaise raison, que j’avais été oublié, que mon dossier avait été égaré, etc., etc. » Il donnait les explications suivantes sur la façon dont ses droits avaient été méconnus. Il avait été convoqué à la Commission le 15 novembre 1830 pour venir le 17 suivant. « Cette lettre de M. Betou ne m’étant parvenu que le 18, je n’ai pu me rendre que le 19, où je fus admis devant M. Betou et beaucoup d’autres messieurs assemblés à l’Hôtel de ville. L’un d’eux m’adressa une question sur le 28 juillet, à laquelle je répondis. M. Betou prit aussitôt la parole et dit à ces messieurs : “Nous connaissons assez la belle conduite de M. Milon, il est inutile de l’interroger davantage.” Je déclarai qu’ayant fait preuve de bon et brave citoyen en combattant les trois jours, je demandais l’honneur de mes actions et me retirai. J’étais en uniforme de maréchal des logis de la garde municipale. » Il avait été convoqué de nouveau à la Commission le 27 avril 1831. En mai 1831, il avait adressé cette note à la Commission : « Etant allé chez M. Betou pour la première fois rue des Beaux-Arts, sitôt après que j’eus connaissance que mon nom ne figurait pas dans le Moniteur sur la liste des décorés de la Croix de Juillet, j’ai pensé qu’ayant parlé au secrétaire de M. Betou, que je n’ai pas vu ce secrétaire ayant pris mes nom, prénoms, demeure et lieu et date de naissance, je n’avais pas besoin d’aller rue du Mont-Blanc (siège de la Commission, N.D.A.) d’autant plus que mes occupations m’en empêchaient. J’y fus cependant plusieurs jours après, où après avoir attendu inutilement je rencontrai après la séance fermée M. Carle (voir Carles, Jean-Pierre ? a priori non...), décoré, et qui fut très surpris de ce que je lui racontais du sieur Betou et sortant d’avoir été oublié pour la croix spéciale, lui connaissant mes actions, il en fut même en apparence indigné, m’engageant de réclamer, ce que j’ai dédaigné. » On trouve aussi dans son dossier à cette dernière Commission, le relevé suivant des personnes affectées à la surveillance du palais des Tuileries. Service de surveillance du 4 août 1830 : Touzet, brigadier ; Loustalet, surveillant ; Kolman, surveillant ; Basti, surveillant ; Prudhomme, surveillant ; Nègre, surveillant ; Palange, surveillant. Service de surveillance du 5 août 1830 : Deverre, brigadier ; Pierson, surveillant ; Monet, surveillant ; Reniez, surveillant ; Dizay, surveillant ; Benard, surveillant ; Seigneuret, surveillant. De nuit : Dizay, surveillant ; Benard, surveillant ; Seigneuret, surveillant. Dans le récapitulatif que fait Boulnois, Adolphe de sa participation aux combats de Juillet, le nom de Milon était ainsi évoqué : « […] S’est porté à l’Hôtel de ville, place de Grève, à la prise du Louvre et au château des Tuileries, où il a continué son service, malgré sa blessure, sous le commandement de M. Milon, gouverneur, demeurant rue de l’Echelle ; ils n’ont été relevés que le huitième jour par le 5e de ligne […]. » Il reçut, en 1833 à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet, une gratification de vingt-cinq francs à titre de décoré de Juillet. Il sollicita, en 1840, un secours. La police donna comme renseignement sur son compte qu’il était proposé pour être sous-lieutenant et qu’il était « un homme zélé et dévoué ». Il reçut un secours de vingt-cinq francs. Il mourut le 6 avril 1841 à Paris (ancien) XIe arrondissement. Il était alors maréchal des logis dans la garde municipale. Il avait épousé Delmar, Anne, Marie, Madeleine. Il demeurait 5, rue Contrescarpe-Dauphine en 1820 ; 13, rue du Bac en 1829 ; 8, rue de l’Echelle-Saint-Honoré en 1830-1831 ; rue de Tournon à la caserne en 1831 ; sa veuve, 1 bis, rue du Colisée en 1841-142. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Cornu, Jean-Baptiste, Marie ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 48 ; Archives de Paris VK3 52 in dossier Schwartz, Herman ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 in dossier Boulnois, Adolphe ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives de la préfecture de police AA 403 ; Archives de la préfecture de police AA 420, Préfecture de police, août 1833, Etat nominatif des brevets déposés à la caisse de la préfecture de police par MM. les décorés de Juillet qui ont reçu une gratification de vingt-cinq francs, lesquels brevets leur ont été rendus ainsi qu’il est justifié par les émargements des titulaires ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1882/3