Mondot, Jean

Biographie


Né le 18 ventôse an VII à Peret commune de Valugol (Cantal), fils de Mondot, Etienne, journalier, et de Oradou, Marguerite, son épouse. Chocolatier. Il fut gravement blessé, le 27 juillet devant le 7, rue des Prouvaires, d’une balle qui, après avoir frappé l’aile du nez et la lèvre supérieure, lui brisa la mâchoire inférieure et pénétra derrière la clavicule dans le côté gauche de la poitrine. Il reçut (sous le nom de Mondor, Jean) un secours de vingt francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il mourut des suites de ses blessures, le 11 août suivant à l’Hôtel-Dieu. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Boret, Pierre, garçon chocolatier, demeurant 13, rue du Jour ; Tissandier, Pierre, cocher de fiacre, demeurant 105, rue de la Tonnellerie. Ils attestèrent que Mondot, Jean avait « été blessé mortellement le 27 juillet dernier, d’une balle qu’il a reçue rue des Prouvaires et dont il est mort le 11 août suivant, laissant après lui son épouse et deux enfants mineurs ». Il laissait une veuve, Gibrat, Marguerite, née le 26 prairial an VI (bien le 26 prairial an VI dans son acte de naissance et dans son acte de mariage ; le 27 prairial an VI in Archives nationales F/1dIII/34, in Tableau des pensions et in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Tanavelle (Cantal), qui reçut un secours de cent francs, le 4 septembre 1830, un secours de cent quatre-vingt-sept francs et cinquante centimes le 12 novembre 1830, un secours de cent vingt-cinq francs le 15 janvier 1831, un secours de quarante et un francs et soixante-cinq centimes le 1er avril 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le maire de la commune de Tanavelle, en date du 24 août 1830, certifia qu’elle ne possédait « aucune ressource pour exister, elle et ses deux enfants ». De même, le prêtre desservant la paroisse de Tanavelle certifia, en date du 23 août 1830, qu’elle était « sans ressources pour l’entretien de ses deux enfants ». Elle fut pensionnée et il lui fut accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les époux s’étaient mariés le 19 janvier 1820 à Tanavelle ; sur l’acte de mariage, Gibrat, Marguerite est indiquée comme la fille naturelle de Gibrat, Guillaume, décédé à l’hospice de Saint-Flour le 21 janvier 1810, et de Moureire, Jeanne, décédée le 2 novembre 1814 à Tanavelle. Il laissait deux enfants, qui furent pensionnés et à qui fut accordée, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes : Agnès, née le 4 octobre 1821 (bien le 4 octobre 1821 dans son acte de naissance ; par erreur le 5 octobre 1821 deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B), à Tanavelle, et Jean, né le 14 juin 1826 (bien le 14 juin 1826 dans son acte de naissance ; par erreur le 15 juin 1826 deux fois in Archives nationales F/1dIII/38 B) aussi à Tanavelle. Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et du côté paternel de : Baduel, Guillaume, cultivateur, subrogé-tuteur, demeurant à Tanavelle, comme oncle par alliance ; Pons, Jean, né vers 1781, cultivateur, demeurant à Desleras, comme cousin paternel du père et oncle breton des enfants ; Mondot, François, cultivateur, né vers 1803, demeurant à Valensot, comme oncle breton paternel des enfants. Du côté maternel, attendu que la mère était fille naturelle et ne connaissait pas ses parents, de proches voisins : Durand, David, né vers 1781, propriétaire, demeurant à Tanavelle ; Prouverelle, Pierre, né vers 1781, propriétaire, demeurant à Tanavelle ; Boutelle, Jean, né vers 1774, propriétaire, demeurant à Tanavelle. Agnès et Jean reçurent trois cents francs pour leurs frais de trousseau en 1833 ; en 1835-1836, Jean était pensionnaire à Tanavelle ; la même époque, Agnès était pensionnaire chez les sœurs à Saint-Flour. La veuve avait un fondé de pouvoirs, (M. Zoulle ? illisible) qui demeurant 105, rue de la Tonnellerie. Mondot demeurait à Tanavelle en 1821 et en 1826 ; 13, rue du jour en 1830 (5, rue Jean-Jacques-Rousseau sur les listes du Constitutionnel) ; la veuve, à Tanavelle en 1831-1832. Le nom de Mondot (J. Mondot) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 35 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 38 (sous le nom de Mondor, Jean) ; Histoire de ce qui sest passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 280 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 61, p. 98 pour les enfants ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des veuves ayant droit à une pension, avec enfant ou sans enfant, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 32-33 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) IIIe arrondissement, orphelines du (ancien) IIIe arrondissement, orphelins des départements et orphelines des départements, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, IIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 IIIe arrondissement ; année 1839 IIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/67 ; Archives nationales F/1dIII/68 (sous le nom de Moudot, Jean) ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) IIIe arrondissement, état officiel des orphelins (ancien IIIe arrondissement) ; Archives nationales F/15/2557-2559, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 84, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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