Paradelle, Augustin
Biographie
Né vers 1801 à Paris (ancien) Ve arrondissement. Gazier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 24 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, aucune voix pour la médaille et sept voix pour une mention. Il est répertorié (sous le numéro 1225) dans la liste des demandes d’admission comme sous-officier posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Il signa, le 15 août 1831, le certificat suivant en faveur de Collet, Jean-Baptiste, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, combattants et décorés de Juillet, certifions que le nommé Collet, Jean-Baptiste a combattu avec nous les 27, 28 et 29 juillet, s’étant armé d’un fusil qui lui a été délivré dans un roulage de la rue d’Enghien ; le 27 juillet, à la porte Saint-Denis, boulevard Saint-Denis et à la prise du poste de Bonne-Nouvelle ; le 28 et 29, à la prise du poste de l’Hôtel de ville, rue Saint-Honoré et rue de Rohan, d’où, après la prise du Louvre, il est revenu avec une pièce à l’Hôtel de ville […]. Il est ensuite parti pour Rambouillet. Ce n’est qu’après son retour de Rambouillet qu’il a remis ses armes et ensuite repris ses travaux. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, blessés et combattants de juillet 1830, certifions et attestons à qui de droit que le nommé Paradèle, Augustin (sic), gazier, natif de Paris, y demeurant rue du Faubourg-Saint-Denis n° 123, âgé de trente ans, s’est empressé comme nous de voler à la défense de nos libertés menacées par les fatales ordonnances, qu’il a combattu sous nos yeux avec beaucoup de zèle et de courage dans la journée du 28 et elle du 29 dans les affaires les plus périlleuses, notamment le 28 à la porte Saint-Denis, sur les boulevards Saint-Denis et de Bonne-Nouvelle, et dans la journée du 29 dans tout le quartier du Palais-Royal, des rues Saint-Honoré et de Rohan et enfin que toujours sous les armes il ne les a déposées qu’après avoir été à Saint-Cloud et à Rambouillet. » Signé, le 5 juillet 1831 : Bourgogne (voir Bourgogne, Antoine), décoré de Juillet, demeurant 123, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Durieux (voir Durieux, aîné), demeurant 123, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Naudé, combattant ; Nardin (voir Nardin, Louis), décoré de Juillet ; Lanchantin, garde municipal ; Maradan (voir ce nom), demeurant 123, rue du Faubourg-Saint-Denis ; Gallot (voir ce nom), demeurant dans le quartier du faubourg Poissonnière ; Fournier, demeurant dans le quartier du faubourg Poissonnière ; Allemer. En 1831, il était garde municipal à la 2e compagnie du 1er bataillon, caserné rue Mouffetard. Il demeurait 123, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1831. Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité trois fois dont la deuxième sous le numéro 606 et le seul nom de Paradelle, la troisième sous le nom de Paradelle, Augustin et le numéro 1225) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes d’admission comme sous-officier ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 24 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de la préfecture de police AA 379 in dossier Collet, Jean-Baptiste ; Archives de la préfecture de police AA 406. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Boubert, Louis, Luc (lui aussi garde municipal), un Paradelle, qui signe, le 13 juillet 1831, le certificat suivant en faveur de Boubert : « Nous, soussignés, propriétaire et habitants de maison rue Meslay n° 37, certifions à qui il appartiendra que le nommé Boubert, Louis, Luc, demeurant à cette époque dans la même maison, est sorti armé d’un fusil et de munitions dès le 27 juillet 1830, pour aller combattre [pour] notre liberté menacée et que ce n’est qu’après la reddition du château des Tuileries que nous l’avons vu revenir en son domicile. Nous pouvons encore attester sur l’honneur le zèle et le courage qu’a mis ce jeune homme à se rendre, un des premiers, armé, au rassemblement qui est parti à Rambouillet. » Ce n’est pas la même signature pour Collet, J.B. et pour Boubert, Louis, Luc...