Paradis, François, Mathieu

Biographie


Né vers 1793 à Paris. Doreur sur métaux. Il s’illustra au carré Saint-Martin, boulevard Saint-Martin, porte Saint-Denis et porte Saint-Martin. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant (sic) : « Nous tous, voisins du sieur Paradis, François, Mathieu et qui signons plus bas, certifions à qui il appartiendra et pour lui servir au besoin que dans la soirée du 27 juillet 1830 ledit sieur Paradis, François, Mathieu était employé au théâtre Saint-Martin, qu’il a délivré plus de cinq cents armes pour la défense de la liberté et que le 28 et 29 il n’a cessé d’être partout avec nos braves défenseurs, qu’armé d’un fusil à deux coups le 28 il resta depuis 1 heure jusqu’à 9 heures du soir à la porte Saint-Martin ; le 29, il fut sur le quai en face du Louvre jusqu’au lendemain 30, quoique couvert de ses blessures reçues en défendant le Rhin en 1813, dont un biscayen lui traversa la cuisse gauche et ne fut retiré que trois mois après, dans celle de droite une balle est restée dans son bras qui quoi que l’ayant forcé de quitter son état ne l’a pas empêché de tirer sur les Suisses le 29 près le pont des Arts. C’est en raison de ces cicatrices que nous prions la Commission de l’admettre à leur conseil pour examiner la vérité de ces faits. Il avait sollicité de Sa Majesté le roi des Français pour obtenir une pension ; la réponse, jointe à ses pièces [absente de son dossier, N.D.A.] fut que le gouvernement n’était pas en position d’en accorder pour le moment. Il se présente donc à votre Commission pour obtenir une récompense nationale si d’après la véracité de ces faits vous le jugez digne de vos suffrages. Son corps mutilé de glorieuses cicatrices sera une preuve irrécusable à vos yeux. » Signé, le 8 juillet 1831 : Drouot, demeurant 28, rue du Ponceau ; Gervais, coiffeur, demeurant 6, rue du Faubourg-Saint-Martin ; Hautreux, pâtissier, demeurant 23, place Bondy ; Lefèvre, épicier, demeurant 20, rue du Vertbois. Paradis ajoutait la précision suivante : « Moi, Paradis, François, Mathieu, chasseur à la 3e compagnie du 1er bataillon de la Ve légion, a l’honneur de faire savoir à la Commission que je ne me suis jamais présenté dans aucune mairie tant qu’il s’agissait de demander des secours pécuniaires mais qu’aujourd’hui qu’il s’agit de marques d’honneur je crois que par ma conduite dans nos mémorables journées j’ai le droit d’attendre une récompense distinctive. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission des Réclamants comme étant dans une position aisée. Il demeurait 93, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1831. Archives de la préfecture de police AA 406. Sur internet Inventaire après décès : Despie, Aimée-Adèle-Estelle. Paradis, François-Mathieu (épouse). Saint-Denis. Doreur sur métaux. Décédée le 26 juillet 1831.

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