Pelletier, Hyacinthe
Biographie
Né le 18 février 1794 à Chambery (ancien département du Mont-Blanc, duché de Savoie en 1832), fils d’un Français ancien pharmacien en chef de l’armée d’Italie, retraité à Lyon en 1832. Ex-chirurgien aide-major à l’ancienne armée d’Espagne, ex-lieutenant de grenadiers dans l’ex-garde nationale lyonnaise, pharmacien militaire en disponibilité en 1832, pharmacien à Lyon. Il avait été en 1817 et 1818 incarcéré à Lyon, à cause de ses opinions libérales et envoyé à Grenoble, sous une surveillance qui dura six mois. Il sollicita, le 9 septembre 1832, la décoration de la Croix de Juillet. Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, faisons honneur et devoir d’attester que M. Pelletier, Hyacinthe, pharmacien de Lyon, a bien mérité de la patrie par son courage et son noble dévouement lors de juillet 1830. » Signé, le 9 janvier 1832 : Tabureau, blessé en novembre 1831, a signé de la main gauche ; plus trois signatures illisibles. Le second, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, officiers supérieurs, capitaine, lieutenants, sous-lieutenants, sous-officiers et soldats de la 4e compagnie de grenadier du 1er bataillon, IIIe légion, certifions à qui il appartiendra que M. Pelletier, Hyacinthe, pharmacien à Lyon, a montré le zèle le plus empressé lors de l’heureuse révolution de 1830, qu’à l’époque du 30 au 31 juillet, il a été un des premiers sous les armes, qu’il fut l’un de ceux qui sommèrent la garnison renfermée dans l’hôtel de ville d’ouvrir ses portes à la milice de la liberté. Lorsque l’on procéda à la formation des compagnies, il fut fait sergent ; enfin à l’organisation il fut fait sous-lieutenant, qu’alors commencèrent les instructions et les manœuvres pour lesquels s’est donné beaucoup de peine et a montré un zèle digne des plus grands éloges. » Signé : Clerc ; Hobitz, chef de bataillon ; Dardel, capitaine ; Herdevin, lieutenant ; Guinet, sous-lieutenant ; Palisse, sous-lieutenant ; Damiens, sergent-major ; Bourrol, sergent ; Jeamit, sergent, plus une vingtaine de grenadiers dont les noms ne sont pas précisés. Il demeurait 8, rue de la Liberté à Lyon en 1832. Archives nationales F/1dIII/79, Rhône ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier n° 8.