Périer, Jean, André, Napoléon
Biographie
Né le 2 février 1806 à Lyon (Rhône). Etudiant en médecine. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 579 et le nom de Perrier, Jean, André, Napoléon) dans la liste des demandes d’admission dans le service médical (sans doute des armées ?) posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il signa (bien du nom de Perrier), le 3 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Cartron, André, Marie, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé : « Nous, soussignés, certifions à qui appartiendra que le sieur André, Marie Carteron (sic), imprimeur, demeurant à Paris, impasse Clopin n° 10, près l’Ecole polytechnique, a combattu avec nous dans les journées de Juillet, rue Saint-Honoré, où il a été fait prisonnier par le 3e régiment de la garde royale. Parvenu à s’échapper, il a combattu au Louvre et rue de Rohan. Ce que nous affirmons sur l’honneur. » Il signa, le 27 août 1830, le certificat suivant en faveur de Chatelin, Barthélemy : « Nous, soussignés, certifions à qui appartiendra que le sieur Chatelin, Barthélemy, né à Mitry (Seine-et-Marne), le 20 février 1795, a été blessé à la poitrine à la défense de l’Hôtel de ville et au pouce de la main gauche, en désarmant un capitaine suisse à Rambouillet [ce qui n’est a priori pas exact, N.D.A.], ce qui est à notre connaissance et que nous affirmons sur l’honneur. » Il signa (il signe bien Perier), le 3 septembre 1830, le certificat constatant les circonstances dans lesquelles avait été tué Labarbe, Marie, Adolphe, Ferdinand : « Nous, soussignés, attestons que M. Marie, Adolphe, Ferdinand Labarbe, étudiant en médecine, a combattu le 28 juillet 1830 pour la cause constitutionnelle et qu’il a reçu le même jour une blessure à l’attaque de l’Hôtel de ville, par suite de laquelle il a succombé le 16 août. Nous certifions en outre qu’il a laissé un enfant actuellement existant, né le 12 juillet 1830. » Il est compris dans la liste, arrêtée par le maire au 23 juin 1831, des refus provisoires de prêter le serment nécessaire aux décorés de la croix pour pouvoir retirer celle-ci. Il prêta, le 24 mai 1833, son serment de décoré de la Croix de Juillet, nécessaire pour pouvoir retirer cette dernière ainsi que le brevet qui l’accompagnait, à la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; ce serment était ainsi libellé : « Je jure fidélité au roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. » Il fut proposé pour un emploi de chirurgien sous-aide par la Commission des récompenses nationales. En 1833, il était sous-aide-major à l’hôpital militaire des Invalides. Il demeurait 185, rue Saint-Jacques en 1831-1833. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, Etat des citoyens décorés de la Croix de Juillet, dont la décoration n’a pas encore été retirée, prestations de serment et autorisations de retirer des brevets, reçus de brevets, idem liste des décorés qui n’ont pas retiré leurs croix, idem cahier vert des prestations de serment ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le numéro 579 et le seul nom de Perrier) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes d’admission dans le service médical ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, ministère de la Guerre, emplois d’officiers de santé, d’officiers d’administration des hôpitaux militaires de chirurgiens et d’officiers dans le bataillon d’ouvriers ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Labarbe, Marie, Adolphe, Ferdinand ; Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Cartron, André, Marie ; Archives de la préfecture de police AA 378 in dossier Chatelin, Barthélemy. Voir Perrier nommé sous-aide major ? Il y a in Archives de la préfecture de police AA 382 in dossier Datry, François un Perrier, locataire de la maison 13, rue Lévêque, ou habitant du quartier, décoré de Juillet et combattant de Février, qui précisait avoir vu Datry, le 24 février, à la barricade de la rue Saint-Honoré, en face de celle des Bons-Enfants et qui signa, le 1er mai 1848, le certificat suivant en faveur de Datry, François (voir ce nom), quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février : « Les soussignés, locataires de la maison n° 13, rue Lévêque, et les habitants du quartier certifient que la conduite du citoyen Datry, François, ancien militaire, a été pendant les journées des 22, 23 et 24 février, celle d’un bon et courageux patriote ; qu’il a contribué, par tous les moyens possibles, au renversement de l’infâme gouvernement de Louis-Philippe et que, depuis, il n’a cessé de concourir au rétablissement de l’ordre et à l’affermissement de la république, pour laquelle il avait déjà combattu dans les journées de juillet 1830. Ils croient faire acte de justice, en contribuant à faire connaître les droits qu’un honnête homme, père de famille, peut avoir à la reconnaissance publique. »