Perrier madame
Biographie
Née vers 1769. Garde-malade 17, rue des Capucines, en face du ministère. Le 27 juillet à 19 heures, en sortant, elle fut renversée par des gendarmes. Elle fut ramassée sous les pieds des chevaux, la tête ensanglantée et sérieusement contusionnée à la fesse et à la cuisse droites ; elle fut ramenée à son domicile, pouvant à peine marcher, par Mme Louis, concierge au 8, rue Godot-de-Mauroy. On lui mit des sangsues puis elle resta sept jours au lit. Dans une position misérable, sans ouvrage et sans ressources, elle reçut dix (cinquante francs ou peut-être quarante francs in Archives de Paris VK3 50) francs de secours en novembre 1830 auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Elle fut admise, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année. Elle demeurait 7, rue Neuve-du-Luxembourg en 1830-1831. Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile, rejetés parce qu’ils sont de la garde mobile ou des femmes (sous le nom de veuve Perrin) ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 5, idem liasse 7 liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 50 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Elle n’est pas dans le Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale de Crapelet.