Soulard, Frédéric, Jean, François
Biographie
Né le 15 octobre 1811 à Paris. Ouvrier teinturier. Son nom est inscrit sur la liste des combattants secourus, sans doute de vingt-cinq francs, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. En 1837, sans ouvrage depuis longtemps, il sollicita des secours. En 1837, la police donna comme renseignement sur son compte qu’il tenait une bonne conduite, et, en 1839, qu’il avait son père à charge, qu’il était « probe et très laborieux mais se laissant aller parfois à la boisson ». Il reçut un secours de quarante francs en 1840, un secours de vingt-cinq francs en 1841, un autre de la même somme en 1842. En 1843, il était homme de peine mais sans ouvrage ; les mêmes sources le décrivaient comme tenant « une bonne conduite et entièrement étranger à la politique » ; il reçut un secours de vingt-cinq francs. Il reçut un secours de quarante francs en 1844, de vingt-cinq francs en 1845, de vingt-cinq francs en 1846, de vingt-cinq francs en 1847. En 1849, il était ouvrier marinier sur les ports et avait reçu une médaille de sauvetage à l’occasion de l’inondation de 1846 à Orléans. En 1850, une note de police précisait à son sujet : « On assure que sa position est très nécessiteuse ; il a souvent manqué d’ouvrage et mène une bonne conduite. Il vit chez sa mère, qui, elle-même, n’est pas heureuse. » Il reçut un secours de quarante francs en 1850 et en 1851, à titre de médaillé de Juillet, un secours de quarante francs en 1851. En 1852, les mêmes sources de police rapportaient : « Il est dans une position voisine de l’indigence ; il a un loyer de cent francs, qu’il a beaucoup de peine à payer, étant sans emploi régulier. Il n’a aucune charge de famille. Il gagne environ trois francs cinquante par jour, quand il est occupé, en réunissant le produit de son gain au salaire d’une veuve avec laquelle il vit. C’est un excellent nageur, il a obtenu une médaille de sauvetage sous Louis-Philippe. Il est médaillé de Juillet. Il se conduit bien quoique enclin à l’ivrognerie. Il ne s’est jamais occupé de politique. » Il reçut un secours de quarante francs en 1852, au titre de médaillé de Juillet. Il fut condamné à trois mois de prison pour vol en 1855, « cependant sa réputation n’est point mauvaise. Sa conduite politique n’a jamais donné lieu à aucune remarque défavorable », rapportait la police. Il reçut un secours de quarante francs chaque année de 1852 à 1856. En 1857, sa demande de secours fut ajournée, en raison de deux condamnations pour vol en 1847 et une en 1855 ; la police avait sur son compte donné les renseignements suivants : « Il ne travaille pas en ce moment, à cause de son mauvais état de santé. […] Sa réputation n’est point mauvaise […]. Sa conduite politique n’a jamais donné lieu à aucune remarque défavorable. Le sieur Soulard est dans une situation très précaire. » Il demeurait 82, rue et Ile-Saint-Louis en 1830-1837 ; 80, rue de l’Ile-Saint-Louis, un loyer de trente francs par an, de 1843 à 1850 ; 23, rue de la Charbonnière à La Chapelle, un loyer de cent francs par an, de 1850 à 1854 ; 27, rue des Couronnes à La Chapelle en 1856 ; 55, rue Blomet vers 1860, puis à l’hospice Necker, cette même année. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36 Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, dossier non blessés indemnitaires, F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/76 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 86, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem, Proposition, en date du 25 mai 1851, d’accorder à 34 décorés, médaillés, veuves et combattants de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 1.895 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 186-188, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.